Actualisé 02.12.2007 à 21:52

«Une poignée de flotte»,un premier livre prometteur

ROMAN. Dans cette
première œuvre, Olivier
Jordan plonge à corps
perdu dans l'alcoolisme
et l'autodestruction.

Chloé est une belle femme, la quarantaine, noyée dans son quotidien qui l'afflige et dans l'alcool. Le roman démarre fort, dans la tourmente du départ de Chloé et ses deux enfants pour le Club Med au Maroc. Le mari, qui lui fait l'amour comme elle regarde la télé, les rejoindra une semaine plus tard. Arrivée au village, Chloé flashe sur un gamin de 17 ans. Tout bascule. La petite famille modèle parisienne commence à se disloquer... Narré à la première personne, «Une poignée de flotte» plonge dans les pensées les plus intimes et les plus destructrices de Chloé. On a parfois du mal à respirer, tant les mots s'entrechoquent au rythme des verres ingurgités, à trouver son aise, tant l'héroine peut être antipathique. Malgré une petite longueur au milieu du bouquin, la fin explose littéralement. Caustique, écrit à l'acide, «Une poignée de flotte» ne laisse pas indemne.

Elsa Duperray

«Une poignée de flotte», d’Olivier Jordan, Ed. Thélès

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