Actualisé 22.06.2015 à 08:20

Fédérales 2015 - VDUne pole position à confirmer pour le PS

Les élections fédérales d'octobre ne devraient pas bouleverser la donne pour la députation vaudoise à Berne.

Les électeurs devront confirmer ou non le virage à gauche entamé par le canton. La droite espère regagner un siège au Conseil des Etats. En 2011, les socialistes étaient les grands gagnants de l'élection au Conseil national, avec deux sièges de plus. Cet automne, cinq de leurs six sortants se représentent, dont Cesla Amarelle et Roger Nordmann. Avec leur liste jeune et solide, ils vont chercher à consolider leur députation.

Le trend électoral des dernières années leur est favorable. En 2012, la gauche a réussi à gagner la majorité au Conseil d'Etat vaudois, un exploit qu'elle entend rééditer en 2017. Mais le PS devra aussi faire taire les doutes après les récents revers enregistrés à Vevey et Yverdon-les-Bains où il a perdu à chaque fois un siège à l'exécutif.

Une cible: la parité

Grâce à la traditionnelle alliance entre PS, Verts et POP/Solidarités, la gauche espère ravir un siège au bloc de droite et ainsi atteindre la parité: actuellement la répartition est de huit sièges à gauche, dix à droite.

Les Verts (deux sortants, dont la co-présidente des Verts suisses Adèle Thorens) rêvent de reconquérir le siège perdu en 2011. Ils comptent faire la différence grâce à Daniel Brélaz, qui quittera la syndicature de Lausanne en 2016. POP et Solidarités présentent une liste commune avec le député et avocat Jean-Michel Dolivo.

Quelles alliances à droite?

A droite, la principale inconnue concerne l'éventuel apparentement entre le PLR et l'UDC, une spécificité vaudoise. L'UDC a proposé un accord valable pour les trois échéances électorales à venir, à savoir les élections fédérales de l'automne, puis les communales de 2016 et les cantonales de 2017.

Le PLR, fortement divisé sur la question, tente de constituer une grande alliance incluant le PDC, les Vert'libéraux et le PBD, ce que ces derniers ont décliné. Un accord semble impossible, mais les tractations se poursuivent.

A Berne, les quatre élus PLR - dont Isabelle Moret, vice-présidente du PLR Suisse - se représentent. Le parti, qui se sent ragaillardi après ses succès dans des élections complémentaires à Montreux et Yverdon-les-Bains, ambitionne de gagner un cinquième siège.

Aile urbaine de l'UDC

Tout comme l'UDC, qui connaîtra le plus grand chambardement de la députation cantonale: deux de ses élus - Pierre-François Veillon et André Bugnon - ne rempilent pas. Cela devrait permettre à l'UDC vaudoise d'envoyer à Berne des représentants de son aile urbaine comme Claude-Alain Voiblet, Fabienne Despot ou Michaël Buffat.

Les petits partis du centre-droit ont deux sièges à défendre: celui de la Vert'libérale Isabelle Chevalley, à nouveau en lice, et du PDC Jacques Neirynck, qui se représente sur une liste «seniors». Après une querelle interne, le PDC a renoncé à choisir entre lui et Claude Béglé, ex-président de La Poste, qui emmènera la liste classique du PDC. Christine Bussat, fondatrice de la Marche blanche, se lance sur une liste du PBD et pourrait leur ravir un siège.

La Gauche domine aux Etats

Au Conseil des Etats, la domination de la gauche est éclatante depuis 2007. Fort de ce succès, le duo Géraldine Savary (PS) et Luc Recordon (Verts) brigue un troisième mandat. Très unis, ils devraient profiter des divisions entre PLR et UDC.

Géraldine Savary, 46 ans, meilleure élue de toute la députation vaudoise en 2011, paraît intouchable. Pour regagner un siège, la droite aimerait bien que cette locomotive électorale soit élue au premier tour. Cela permettrait au candidat du PLR d'affronter Luc Recordon (59 ans) seul au deuxième tour.

Pour aller au combat, le PLR a finalement choisi Olivier Français, municipal lausannois et l'un des «pères» du M2 et du futur M3. Initialement pressentis, les conseillers d'Etat Pascal Broulis et Jacqueline de Quattro ont décliné, préférant rester au Château cantonal. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!