Bâle – Une propriétaire de chien doit 50’000 francs de réparation

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BâleUne propriétaire de chien doit 50’000 francs de réparation

Une chienne berger allemand a blessé et mordu une femme de 37 ans et sa nièce (4 ans). La maîtresse du chien a été condamnée par la justice.

Selon des experts, la chienne avait suivi un entraînement pour chiens de protection.

Selon des experts, la chienne avait suivi un entraînement pour chiens de protection.

Imago/Karina Hessland

Une propriétaire de chien de 57 ans a été condamnée jeudi par le Tribunal pénal de Bâle-Campagne à une peine de prison de 9 mois avec sursis et au versement de 50’000 francs de réparation morale. Sur cette somme, 30’000 francs vont à une femme à qui le chien avait «presque arraché le bras» et 20’000 à sa nièce, âgée de 4 ans, également blessée lors de l’incident. La prévenue avait demandé aux deux victimes, des connaissances, de venir s’occuper du chien à son domicile et c’est à ce moment-là qu’était survenu le drame.

En outre, l’accusée doit assumer d’autres frais liés à la procédure dont la somme totale s’élève à plus de 90’000 francs, sans compter les éventuels dommages et intérêts. Le tribunal a déduit un mois de la peine initiale de 10 mois avec sursis parce que l’accusée avait souffert de la couverture médiatique de l’affaire et perdu sa chienne, et qu’elle avait été mise au ban du village.

L’animal représentait un danger

Le jugement n’est pas encore définitif. Le drame avait eu lieu en juin 2019 à Tenniken (BL). Le tribunal a clairement considéré que l’accusée avait sa part de responsabilité. D’une part, en tant que propriétaire et éleveuse expérimentée de chiens de sport et d’intervention, elle aurait dû savoir quel danger pouvait représenter l’animal s’il n’était pas correctement manipulé.

Le tribunal a fait référence à un précédent incident impliquant la chienne, au cours duquel elle avait «éventré de haut en bas» un Jack Russel terrier. «Il ne s’agissait pas d’une simple morsure», a retenu le juge. Des experts avaient examiné la chienne et constaté qu’elle avait suivi, du moins en partie, un entraînement pour chiens de protection.

La propriétaire aurait dû anticiper

En conséquence, elle n’aurait jamais dû confier la chienne à sa connaissance inexpérimentée. «Vous avez manqué à votre devoir en comptant sur le fait que rien ne se passerait», peut-on lire dans les attendus du jugement. La situation a encore été aggravée par le fait que l’accusée avait enfermé la chienne pendant des heures dans une caisse de transport inadaptée.

Selon l’expertise, cela aurait pu favoriser l’agressivité de l’animal, déjà «nerveusement faible», d’autant plus qu’au même moment, un bouledogue français pouvait se déplacer librement dans l’appartement. Le tribunal a considéré qu’il s’agissait d’une infraction à la loi sur la protection des animaux et a infligé une amende de 500 francs.

(las/jbm)

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