Actualisé 05.03.2012 à 14:54

CFFUne prune difficile à avaler

Les clients des CFF qui achètent leur billet via leur téléphone portable se voient coller des amendes à cause de pannes de leur mobile.

von
jbm
Le contrôleur doit scanner le mobile pour valider le billet.

Le contrôleur doit scanner le mobile pour valider le billet.

Les billets de train sont toujours plus souvent achetés via internet ou un smartphone. Une activité promue par l'ex-régie pour réduire les files d'attente aux guichets. Corollaire: le nombre de plaintes concernant ces Mobile Tickets grandit.

«Rien que durant les deux premiers mois de l'année, nous avons enregistré autant de réclamations que lors des six derniers mois de 2011», déclare­ Cornelia Füeg, médiatrice auprès de l'Union des transports publics, dans les colonnes de la «NZZ am Sonntag».

Les associations de protection des consommateurs sont également interpellées. Et de citer le cas d'un utilisateur qui avait correctement mémorisé un billet sur son mobile. Sauf qu'au moment de le présenter au contrôleur, la batterie a lâché.

Améliorations à venir

«Malgré plusieurs réclamations pour contester l'amende infligée, le service clientèle des CFF n'a rien voulu savoir. C'est grâce à notre intervention que la peine pécuniaire a été retirée», souligne Sara Stalder, directrice de la Fondation pour la protection des consommateurs. D'autres problèmes concernent les erreurs dans la saisie de la date, l'oubli pur et simple du téléphone ou la connexion internet du mobile qui est soudain impossible à établir.

Du côté des CFF, le porte-parole Christian Gising promet des améliorations, notamment concernant le remboursement des billets électroniques. Ceux-ci ont été vendus à deux millions d'exemplaires l'an dernier.

Des requérants pratiquent la resquille

«Nous recevons chaque jour entre 10 et 20 factures concernant des requérants d’asile qui ont circulé en train sans billet», constate Christoph Studer, responsable du Centre pour requérants d’Altstätten (SG). Ce qui fait pas loin de 6000 cas par année. Et cela se répète dans les quatre autres centres suisses. Conséquence: les CFF restent avec des milliers de factures sur les bras qui ne seront pas honorées, les commandements de payer étant envoyés souvent après le transfert des fautifs.

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