CFF: Une puce pour taxer les heures de pointe
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CFFUne puce pour taxer les heures de pointe

Un projet de puce électronique, permettant de remplacer les billets et de surtaxer les voyages durant les heures de pointe, a été mis à l'étude par les CFF.

Les CFF travaillent sur un projet de puce électronique destinée à remplacer le billet de transports publics. Au lieu d'acheter son sésame avant le voyage, le passager sera muni d'une carte à puce. Il recevra à la fin du mois la liste des trajets parcourus et paiera en fonction des heures auxquelles il a voyagé.

Ce système ne devrait pas entrer en vigueur avant 2017, a indiqué Santiago Garcia, chef du projet «Electronic Ticketing» auprès des CFF, dans une interview au «Matin Dimanche». Les hebdomadaires dominicaux alémaniques «NZZ am Sonntag» et «SonntagsZeitung» évoquent aussi ce projet.

Des rabais pourraient être accordés «en fonction de la fréquence à laquelle vous voyagez ou de l'heure à laquelle vous empruntez les transports», a expliqué M. Garcia. Un train en retard pourrait également donner lieu à des ristournes.

Avec la tarification flexible qui rendra les trajets plus chers aux heures de pointe, les CFF entendent «mieux répartir les flux de voyageurs» et rendre les transports publics plus rentables. Les puces électroniques ne remplaceront toutefois pas les contrôleurs qui effectueront leur travail «juste un peu plus rapidement», précise M. Garcia.

Interrogé par l'ats, Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF, a confirmé que le conseil d'administration a donné son feu vert en février à la poursuite de ce projet de cartes à puce. «Les réflexions des CFF visent à faciliter la vie des usagers».

Protection des données

Si le projet se concrétise, des bornes de détection seront installées à l'entrée et à la sortie de tous les moyens de transports publics afin d'enregistrer les cartes munies d'une puce de type RFID (Radio frequency identification). Concernant la protection des données, Santiago Garcia indique que les exploitants disposeront de «moins de données que les opérateurs de téléphonie mobile».

Prochaine étape, l'Union des transports publics pourrait décider en novembre d'ouvrir la voie à des puces sur les abonnements généraux et demi-tarif, a indiqué à l'ats son porte-parole, Roger Baumann. (ats)

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