Fusillade à Lausanne: Une rancune envers la police inexpliquée
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Fusillade à LausanneUne rancune envers la police inexpliquée

L'homme qui a tiré et blessé une assistante de police à Lausanne samedi dernier n'arrive pas à expliquer son geste.

Le tireur a exprimé des remords et commence à comprendre les conséquences de son acte, indique vendredi son avocat.

Le tireur, un Suisse âgé d'une trentaine d'années, «ne parvient pas à verbaliser le pourquoi de son ressentiment à l'encontre de la police», a expliqué Me Mathias Burnand interrogé par l'ATS. L'avocat a l'impression qu'»il faudra du temps» pour qu'il s'exprime clairement à ce sujet.

Entendu à deux reprises, l'homme a formulé des regrets «de manière maladroite», reconnaît l'avocat. Après avoir répondu de façon mécanique, il a «un peu craqué» et commence à saisir les conséquences de son acte et l'importance des séquelles pour les deux femmes touchées.

Samedi après-midi dernier, l'individu a tiré à cinq reprises aux abords du Palais de justice de Montbenon en direction d'une contractuelle. Il l'a blessée alors qu'une balle atteignait une femme assise dans sa voiture. Un acte motivé par son «aversion de la police», avaient expliqué les enquêteurs.

Rentré chez lui, l'homme a pris la mesure de son geste en lisant notamment la presse, selon Me Mathias Burnand. Sans compagne ni enfants, il s'est dénoncé et a été placé en détention préventive. Une expertise psychiatrique devrait être ordonnée, poursuit l'avocat. Possesseur d'un pistolet Beretta 9mm, il faisait du tir en stand et n'a aucun antécédent de violence. (ats)

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