Xi Jinping en Suisse: Une «relation exemplaire» entre la Suisse et la Chine
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Xi Jinping en SuisseUne «relation exemplaire» entre la Suisse et la Chine

La Suisse et la Chine ont signé lundi dix accords dans différents domaines, allant de la culture au commerce en passant par le sport.

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Les coûts de la visite d'Etat du président chinois Xi Jinping en janvier dernier s'élèvent à 523'519 francs. Les frais de personnels et de sécurité ne sont pas compris dans cette facture. (Mercredi 27 septembre 2017)

Les coûts de la visite d'Etat du président chinois Xi Jinping en janvier dernier s'élèvent à 523'519 francs. Les frais de personnels et de sécurité ne sont pas compris dans cette facture. (Mercredi 27 septembre 2017)

Keystone
Xi Jinping a affiché à Genève une vision d'un monde sans arme nucléaire. Au dernier jour de son passage en Suisse. (Mercredi 18 janvier 2017)

Xi Jinping a affiché à Genève une vision d'un monde sans arme nucléaire. Au dernier jour de son passage en Suisse. (Mercredi 18 janvier 2017)

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Devant le Palais de Nations à Genève, les partisans du président chinois manifestent leur joie.  (Mercredi 18 janvier 2017)

Devant le Palais de Nations à Genève, les partisans du président chinois manifestent leur joie. (Mercredi 18 janvier 2017)

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La Chine et la Suisse ont signé dix accords et déclarations d'intention mardi, deuxième jour de la visite d'Etat du président Xi Jinping à Berne. Outre l'économie, la culture, l'énergie et la propriété intellectuelle font également partie des pas communs effectués dans cette relation décrite comme exemplaire.

A l'issue d'une rencontre entre les délégations des deux pays, la présidente de la Confédération Doris Leuthard a en effet salué la qualité des relations sino-suisses, plus étroites que jamais. Elle a également évoqué l'esprit pionnier de ce partenariat, qui joue un rôle précurseur pour les contacts entre la Chine et l'Europe.

Ce «partenariat stratégique innovateur» - auquel la Suisse est associée aux côtés de soixante autres pays - a été approfondi et élargi par la signature d'accords sur l'accord de libre-échange, déjà en vigueur depuis 2014, l'innovation, la coopération internationale, la propriété intellectuelle, la culture, l'énergie ou encore le sport.

A propos de l'accord de libre-échange, «il y a encore une marge de manoeuvre pour l'améliorer», a déclaré Mme Leuthard, sans donner plus de précisions. Le rapprochement dans le domaine commercial se poursuivra, afin notamment de réduire les formalités pour les entreprises.

Décennies de bonnes relations

L'estime et l'intérêt que la Chine a pour la Suisse proviennent, selon la présidente de la Confédération «de notre fiabilité, de notre stabilité et de la confiance qui en découle».

L'excellence de la relation entre «la grande Chine et la petite Suisse» est le fruit de décennies de bons contacts: «La Suisse est l'un des premiers pays occidentaux à avoir reconnu, le 17 janvier 1950, la République populaire de Chine, qui venait d«être créée», a rappelé la cheffe du Département des transports et de l'énergie (DETEC).

«Outre les relations entre les deux Etats, enrichies par les contacts amicaux et individuels, nous avons tissé des liens entre cantons et universités», a-t-elle ajouté.

Le vice-président du Conseil fédéral, Alain Berset, et les conseillers fédéraux Didier Burkhalter, Ueli Maurer et Johann Schneider-Ammann ont également pris part à ces signatures. Dans la foulée, les deux délégations ont relancé les dialogues bilatéraux - une vingtaine - que les deux pays entretiennent.

Culture chinoise à Berne

«Nous allons continuer à coopérer et renforcer nos liens», a pour sa part affirmé Xi Jinpiing, ajoutant que Berne et Pékin partagent des positions communes sur «les grands domaines».

Au-delà de l'économie, le président chinois a annoncé l'ouverture d'un centre culturel chinois à Berne. Dans le même esprit d'ouverture, il a conjointement à Mme Leuthard décrété l'année 2017 «année du tourisme Suisse-Chine».

Toujours tourné vers l'avenir, il a confié avoir invité la Suisse au symposium sur le projet «One Belt, one road» (pour une relance de la Route de la soie), qui se tiendra en mai en Chine.

Lors d'une table ronde avec une trentaine d'entrepreneurs helvétiques, dont le président d'economiesuisse Heinz Karrer, Xi jinping a une fois encore loué les Suisses, un peuple qui passe dans son pays pour travailleur, intelligent et courageux.

Droits de l'Homme au menu

La question des droits de l'Homme n'a en revanche pas été abordée publiquement. Elle a cependant été au coeur des questions des médias à Mme Leuthard. Rappelant que la perception de la Chine et de la Suisse à ce propos est différente, la présidente de la Confédération a parlé d'un processus, affirmant que les résultats n'interviennent pas du jour au lendemain.

Les mesures de sécurité prises pour cette visite d'Etat, exagérée selon certains médias et observateurs, ont également abordées à l'heure des questions: «Nous sommes responsables de la sécurité, lors de telles visites d'Etat». Xi Jinping n'a pour sa part pas répondu aux médias.

Mardi, la présidente de la Confédération et le président chinois ouvriront ensemble la rencontre annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos. Alain Berset prendra officiellement congé de Xi Jinping mercredi soir à l'issue d'un dîner à Genève, auquel le secrétaire général de l'ONU António Guterres est également convié. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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