Fribourg: Une religieuse se retrouve sur le banc des accusés
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FribourgUne religieuse se retrouve sur le banc des accusés

Une bonne soeur de Saint Ursule comparaît avec son assistante, lundi à Fribourg, pour avoir embauché une étudiante étrangère.

par
Christian Humbert
L'institution fribourgeoise où œuvrent les deux prévenues.

L'institution fribourgeoise où œuvrent les deux prévenues.

Une condamnation à 10 jours-amende avec sursis. C'est le «cadeau», non pas du ciel mais d'un procureur, reçu au printemps dernier par une religieuse septuagénaire, administratrice d'une institution voisine de l'évêché de Fribourg. Sa secrétaire, laïque, avait écopé de la même peine. Leur péché: avoir engagé une étudiante étrangère pour seconder les bonnes sœurs, quelques heures par semaine.

L'avocat qui soutiendra lundi leur appel contre la condamnation explique: «La responsable religieuse a cru tout faire dans les règles. Elle cherchait une aide, surtout en fin de semaine. Une étudiante de l'Université s'est présentée en automne 2012. Elle a donné satisfaction et a été engagée au 1er septembre. Ce n'était pas au noir: les documents ont été transmis à l'Office de la population, mais en omettant d'avertir le Service de l'emploi. Un fonctionnaire de ce service les a interrogées en novembre. Elles ont rempli de nouveaux papiers et pensé que tout était en ordre.»

Mais pour l'Office cantonal du travail, il aurait fallu engager un étudiant suisse ou un étranger avec un permis adéquat, comme le prévoit la loi. La religieuse et son assistante, cosignataire de la lettre, ont ainsi été sanctionnées.

Si la nonne de l'ordre de Sainte Ursule veut bien admettre la sanction, elle la trouve injuste pour sa collaboratrice. Me Fabbro plaidera l'acquittement des deux femmes devant le président Nicolas Ayer, en cette période de Saint-Nicolas. L'étudiante, elle, a dû être licenciée.

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