Actualisé 30.09.2011 à 15:11

FranceUne rumeur met les lycéens en fureur

La rumeur d'une suppression d'un mois de vacances d'été a déclenché des manifestations lycéennes et violences dans le nord de la France, vendredi.

Une rumeur sur la suppression de vacances scolaires a déclenché vendredi matin des manifestations de lycéens et des violences urbaines dans le nord de la France et près de Paris, selon le rectorat de Lille et une journaliste de l'AFP.

Plusieurs centaines de lycéens ont manifesté dans plusieurs villes du Nord du pays, à Douai, Béthune, Dunkerque, Lens en raison d'une «rumeur infondée et ubuesque» selon laquelle le gouvernement voudrait supprimer un mois de vacances, a expliqué le rectorat de Lille.

Des dégradations ont été à déplorer dans le centre de Lens, selon la préfecture de cette ville.

Près de Paris, une dizaine de voitures ont été endommagées autour du lycée Jean-Moulin du Chesnay, retournées ou les vitres brisées, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des violences

«Plusieurs dizaines» de lycéens auraient commis ces violences après la «propagation d'une rumeur sur la suppression de congés dans l'établissement», a expliqué une source policière.

Dix jeunes ont été interpellés, selon une autre source policière.

«On a fait un blocus parce que le président (Nicolas) Sarkozy veut nous enlever un mois de vacances et c'est pour ça qu'on s'est révoltés», a dit à l'AFP une lycéenne de 15 ans, qui n'a pas souhaité dévoiler son identité.

«Ca n'a ni queue ni tête. On ne sait pas d'où part cette rumeur», a commenté auprès de l'AFP une source du rectorat de Lille qui a dénoncé une «désinformation orchestrée». La rumeur se répand par SMS et le réseau social Facebook, et «fait tache d'huile», selon la même source.

Un rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires a proposé de raccourcir de deux semaines les vacances d'été et de porter la durée des vacances de la Toussaint à deux semaines, mais aucune décision n'a été entérinée.

Le ministre de l'Education, Luc Chatel, avait indiqué en juillet à l'AFP vouloir entamer une «concertation» avec les syndicats enseignants, pour annoncer «à l'automne» des décisions qui pourraient entrer en vigueur «dès la rentrée 2013». (afp)

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