Actualisé 29.01.2017 à 16:47

Etats-UnisUne scientifique de l'EPFL n'a pas pu aller à Harvard

Le Dr Samira Asgari, de nationalité iranienne, a fait les frais samedi du récent décret anti-immigration signé par Trump.

Capture d'écran YouTube

Le décret du président américain, suspendant pour trois mois l'accueil des réfugiés et des ressortissants de sept pays musulmans jugés dangereux (Irak, Iran, Yemen, Soudan, Libye, Somalie, Syrie), signé vendredi, a été mis en application immédiatement par les services d'immigration.

Parmi les personnes touchées de plein fouet par cette décision brutale, le Dr Samira Asgari, chercheuse à l'EPFL, a été empêchée samedi de rejoindre le laboratoire du Dr Soumya Raychaudhuri, à Harvard, a indiqué watson.ch.

La biologiste lausannoise avait pourtant un visa en règle et s'est déjà rendue à plusieurs reprises à Boston pour collaborer avec les chercheurs de Harvard, selon Soumya Raychaudhuri, qui s'est exprimée sur le site wcvb.com.

L'application de la décision de Donald Trump a immédiatement suscité de vives réactions et une mobilisation éclair: les défenseurs américains des immigrés ont prouvé qu'ils se battront ferme contre les nouveaux décrets du président des Etats-Unis.

Ainsi, plusieurs associations de défense des immigrés, dont la puissante ACLU, ont déposé une plainte samedi matin auprès d'un tribunal fédéral new-yorkais, après l'arrestation de deux Irakiens à leur arrivée à l'aéroport JF Kennedy, demandant qu'ils soient immédiatement relâchés. Elles ont également lancé une action en nom collectif pour tous les migrants qui se retrouveraient interpellés de la même façon dans les aéroports américains.

«Nous ne devrions pas avoir à demander la libération des réfugiés un par un», a déclaré Jerry Nadler, représentant démocrate de New York au Congrès. «Nous devons combattre ce décret dans la rue, devant les tribunaux, partout, tout le temps. Nous devons résister et nous battre.» (nxp/afp)

(NewsXpress)

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