Actualisé 01.05.2011 à 11:07

Centrale de FukushimaUne seconde employée irradiée

Une seconde femme ayant travaillé sur le site de la centrale accidentée de Fukushima a reçu des doses de radioactivité supérieures à la limite légale autorisée.

Cette femme âgée d'une quarantaine d'année, et qui fait partie de l'équipe médicale, a été exposée pendant trois mois à des radiations de 7,49 millisieverts alors que la limite maximale autorisée pour les femmes est de 5 millisieverts sur trois mois.

Cette limite est inférieure à celle des hommes, en raison des risques potentiels pour le bébé en cas de grossesse.

Vingtaine de femmes évoquées

L'employée «n'a pas de problème de santé et sera examinée par un docteur lundi», a déclaré le porte-parole de TEPCO, Yoshinori Mori.

Mercredi, TEPCO avait annoncé qu'une première femme, qui s'occupait de tâches logistiques, avait reçu des radiations de 17,55 millisieverts.

Comme l'ensemble de la vingtaine de femmes employées au total sur ce site par TEPCO, ces deux employées ont quitté les lieux le 23 mars, douze jours après le début de l'accident nucléaire.

Suggestion

La limite légale de radiations autorisées pour les hommes travaillant dans le nucléaire en temps de crise a été relevée à 250 millisieverts par an depuis l'accident de Fukushima, contre 100 auparavant.

Une exposition annuelle à plus de 100 millisieverts augmente les risques ultérieurs de cancer, d'autant que la radioactivité «absorbée» se cumule avec les expositions futures.

L'opérateur TEPCO estime aussi qu'il faudra trois mois pour que le niveau de radiations commence à baisser et encore trois à six mois supplémentaires pour réduire les fuites radioactives à un niveau «très bas». (ats)

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