Mineurs chiliens: Une sécurité «insuffisante» pointée du doigt
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Mineurs chiliensUne sécurité «insuffisante» pointée du doigt

Le directeur général du Bureau international du travail (BIT), le Chilien Juan Somavia, a déploré mercredi que des «mesures de sécurité insuffisantes» soient à l'origine du drame des mineurs.

«En tant que Directeur général du BIT et en tant que Chilien, je partage l'émotion de millions de personnes à travers le monde à la vue de ces héros revenus des entrailles de la terre», a dit le responsable de l'organisation onusienne, Juan Somavia, dans une déclaration écrite.

«Nous ne pouvons oublier comment a débuté cette dramatique histoire: les mineurs sont restés pris au piège sous terre parce que les mesures de sécurité étaient insuffisantes», a-t-il toutefois déploré.

Bloqués depuis 69 jours au fond de la mine San José, à la suite d'un éboulement survenu le 5 août, les mineurs ont commencé à retrouver l'air libre mercredi après une remontée de 622 mètres dans une nacelle étroite de 53 cm de diamètre.

M. Somavia a indiqué ce drame est «l'occasion, pour le Chili, pour la société chilienne, de rendre hommage au courage de ces trente-trois mineurs et à la mobilisation qui s'est ensuivie, en devenant chef de file en matière de sécurité au travail».

«Ce qu'ont vécu ces trente-trois mineurs chiliens aura peut-être avant tout servi à cela: que le monde entier se pose la question de savoir comment assurer plus de sécurité, plus de protection, plus de prévention», a-t-il conclu.

Selon les estimations du BIT, le secteur minier emploie près d'un pour cent de la main d'oeuvre dans le monde, mais compte, à lui seul, huit pour cent des accidents mortels. (afp)

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