Prévention: Une «semaine alcool» pour en parler
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PréventionUne «semaine alcool» pour en parler

Du 21 au 29 mai se déroule la «semaine alcool» en Suisse. L'occasion de parler des problèmes engendrés par l'alcool.

Du 21 au 29 mai, une action lancée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a pour but d'inciter les consommateurs à vérifier si leur rapport à l'alcool n'affecte pas leur santé. Quelque 620 manifestations seront l'occasion d'en débattre.

Cette campagne de prévention aborde cette année le sujet sous une nouvelle approche plus participative. Elle entend sensibiliser sur la place publique la population aux problèmes engendrés par une consommation excessive d'alcool, a indiqué l'OFSP mardi dans un communiqué.

Cette semaine d'action sera ainsi jalonnée de tables rondes dans les écoles, expositions de photo, cours de préparation de cocktails sans alcool et stands dans les villes pour aborder le sujet ouvertement et sans tabou.

Le coup d'envoi aura lieu vendredi à partir de 16h30 sur la Place fédérale à Berne. Le directeur de l'OFSP Pascal Strupler participera à un «stammtisch» symbolique et y accueillera des représentants de l'économie, de l'éducation, de la vie publique, de la sécurité et de la santé.

Les tables rondes seront agrémentées d'animations à l'intention du public, qui pourra par exemple prendre place dans un simulateur de conduite ou suivre un parcours muni de lunettes déformantes reproduisant la perception d'une personne ivre. La table ronde de l'OFSP fera un tour de Suisse qui fera halte dans plusieurs villes dont Fribourg, Lausanne et Granges (SO).

L'Allemagne pionnière

La campagne s'inscrit dans le Programme national alcool (PNA) 2008-2012. Elle s'est inspirée de l'expérience menée en Allemagne en 2007 où le slogan proposait de poser des limites à l'alcool par la responsabilisation. Des semaines d'actions similaires se dérouleront d'ailleurs en parallèle en Allemagne et au Liechtenstein.

La «semaine alcool» est mise sur pied en collaboration avec les cantons, les villes et de nombreuses organisations nationales comme la Croix-Bleue.

La semaine dernière, la commission de la santé publique du National s'est prononcée en faveur d'une initiative pour que les personnes ayant abusé d'alcool ou de drogue assument les coûts des frais médicaux administrés d'urgence ou d'un séjour en cellule de dégrisement. La commission estime qu'une consommation excessive n'est pas une fatalité et relève donc de la responsabilité individuelle.

www.alcool.ofsp.admin.ch

(ats)

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