Une semaine après, les cours reprennent à Virginia Tech
Actualisé

Une semaine après, les cours reprennent à Virginia Tech

Dans la matinée, les étudiants qui revenaient sur le campus ont à nouveau rendu hommage à leurs 32 camarades abattus par un jeune Sud-Coréen de 23 ans, Seung-Hui Cho, qui s'est ensuite donné la mort.

Plus d'une centaine de personnes, étudiants et enseignants de l'université, à Blacksburg en Virginie, se sont rassemblés aux environs de 7h10 du matin près de la résidence étudiante où les deux premiers étudiants, Ryan Clark et Emily Hilscher, ont été tués tôt lundi matin. Une petite fanfare a joué «America the Beautiful». Les participants ont ensuite gagné la pelouse centrale, où ont fleuri de petits autels improvisés avec fleurs et cierges en hommage aux victimes.

A 9h45 (13h45 GMT), l'heure de la seconde fusillade, un nouveau moment de silence a été observé. La cloche du principal bâtiment administratif a retenti une fois, avant de sonner, une minute plus tard, 32 coups, un pour chaque victime. Trente-deux ballons blancs ont aussi été lâchés.

Sur la pelouse principale, 33 pierres pour chaque mort avaient été disposées en demi-cercle. Sur celle de Seung-Hui Cho, quelqu'un avait laissé une lettre: «Cho, tu as grandement sous-estimé notre force, notre courage et notre compassion. Tu as brisé nos coeurs mais tu n'a pas brisé notre esprit. Nous sommes plus forts et fiers que jamais», était-il notamment écrit.

Les responsables de l'université ignoraient encore combien d'étudiants comptaient revenir lundi pour la reprise des cours. Après le carnage, Virginia Tech avait autorisé les étudiants à manquer des cours sans pénalité ou même à conserver leurs notes actuelles s'ils choisissent de passer le reste de l'année chez eux.

Quelle que soit la décision qu'ils prennent, nombre d'étudiants disaient vouloir revenir sur le campus pour être ensemble. «Je veux revenir en cours simplement pour être avec les autres étudiants. Si on part sans revenir en cours, on rentrera simplement chez nous et on n'arrêtera pas d'y penser», explique Ryanne Floyd, revenue après avoir passé une grande partie de la semaine dernière chez sa famille en évitant de regarder les informations sur la tragédie. «Au moins ici, avec les autres étudiants, on peut un peu faire le deuil».

Pendant ce temps, les enquêteurs poursuivent leurs investigations. La police de l'Etat n'avait pas pour l'heure établi de lien entre Seung-Hui Cho et ses victimes, mais passe en revue toutes les données, dont les dossiers qui se trouvaient sur l'ordinateur du tireur. «Nous remontons dans les disques durs», a expliqué Corinne Geller, une porte-parole de la police. Ils sont encore au stade de l'analyse».

D'anciens camarades de classe décrivait l'auteur de la fusillade comme un jeune homme méthodique, qui paraissait avoir fait des recherches sur les jeunes femmes qu'il est accusé d'avoir ensuite harcelé. (ap)

Ton opinion