Hockey sur glace: Une sérieuse mise en garde pour la Suisse
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Hockey sur glaceUne sérieuse mise en garde pour la Suisse

Avec trois défaites en trois matchs, l'équipe de Suisse doit tirer les leçons de la Karjala Cup si elle veut être prête pour les JO en février.

En Finlande, la Suisse a constaté l'écart qui existe entre elle et les membres du top 6. (Dimanche 12 novembre 2017)

En Finlande, la Suisse a constaté l'écart qui existe entre elle et les membres du top 6. (Dimanche 12 novembre 2017)

Keystone/Archive

Pour sa première Karjala Cup, la Suisse n'a pas rempli ses objectifs. Peut-être que la barre était trop haute, mais les joueurs de Patrick Fischer n'ont pas réussi à se sublimer avec trois défaites en autant de matches. Et le prochain rassemblement, lors de la Coupe Spengler, ne sera pas un formidable baromètre pendant que les meilleures nations du monde se défieront à Moscou dans un tournoi à six.

Mais l'expérience a plu à la fédération et la Suisse aimerait bien être à nouveau invitée l'automne prochain. La décision se prendra lors des Mondiaux à Copenhague. Ce n'est pourtant pas le futur lointain qui taraude le plus les esprits du staff de l'équipe nationale. En jouant contre le Canada, la République tchèque et la Russie, la Suisse a constaté l'écart qui existe entre elle et les membres du top 6. «Après un Championnat du monde, tous les joueurs savent ce qu'il faut avoir pour évoluer au niveau international, juge Patrick Fischer. Six mois plus tard, les gars l'ont oublié. Helsinki nous l'a rappelé. Maintenant nous devons tirer les bonnes conclusions pour être prêts en février.»

Un signal d'alarme

Signal d'alarme, oui. Profonde crise, non. L'an dernier à pareille époque, la Suisse avait bouclé sa Deutschland Cup sur trois défaites contre le Canada, l'Allemagne et la Slovaquie avec un goal average de 3-10. Cela ne l'avait pas empêché d'enchaîner par dix victoires sur les treize matches joués avant le très bon Championnat du monde à Paris.

Mais contrairement au tournoi allemand, la Suisse a cette fois joué avec une équipe quasi complète. Des joueurs qui se connaissent et qui ont de l'expérience. Après 45 bonnes minutes contre les Russes et un avantage de 2-1, les Helvètes ont perdu pied pour une défaite 6-2. Cela faisait presque onze ans que la Suisse n'avait plus connu pareil passage à vide et un tiers perdu 5-0. «Nous sommes extrêmement déçus, poursuit le sélectionneur. Si nous voulons battre les grandes nations, nous devons être à fond durant soixante minutes. Contre le Canada, ce furent 30 minutes de bon hockey, 25 contre les Tchèques et 40 contre les Russes.»

La logique voudrait que la Suisse puisse bénéficier d'un autre bon bloc de préparation. Mais les clubs ont milité pour tracer la pause de l'équipe nationale à la mi-décembre, une semaine généralement prévue pour disputer par le passé l'Arosa Challenge. Et pas question non plus de perdre trop d'étrangers pendant cette semaine. Le championnat avant tout et tant pis pour Patrick Fischer qui devra se contenter d'une Coupe Spengler sans les joueurs de Davos, engagés avec leur club. Le capitaine de l'équipe nationale, Andres Ambühl, ne défendra pas les intérêts de son pays mais ceux de son club. Fischer n'a pas souhaité épiloguer: «J'aime le programme comme il est.»

Une sélection olympique en janvier

Ce qui est certain, c'est que Fischer a tout de même pu se rendre compte du niveau actuel de ses troupes. Avec de bonnes surprises (Fora notamment) et de moins bonnes: «Le tableau est devenu plus clair cette semaine. Certains joueurs ont accumulé les bons points, alors que d'autres en ont perdu.» Sans citer de noms, on peut imaginer que Fischer n'a pas été particulièrement convaincu par la performance de Joel Genazzi. Meilleur /- du Championnat du monde à Paris avec un excellent 7, le défenseur lausannois a bouclé sa Karjala Cup sur un pauvre -5.

La sélection pour les Jeux de PyeongChang sera dévoilée juste après la Coupe Spengler pour répondre aux demandes de Swiss Olympic. Le cadre sera élargi pour faire face aux éventuelles blessures. La sélection sera composée de 25 joueurs. Mais Fischer veut pouvoir compter sur l'esprit d'équipe avec des joueurs habitués à vivre ensemble. Car débarquer après le début d'une compétition n'est jamais idéal, surtout lorsque l'on parle des Jeux olympiques. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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