Actualisé 14.10.2014 à 14:37

Valais - pollution

Une session spéciale du parlement sera organisée

Le parlement valaisan se réunira l'an prochain pour évoquer la pollution au mercure qui frappe la région de Viège.

Une partie de l'usine Lonza au bord du Rhône, à Viège (VS).

Une partie de l'usine Lonza au bord du Rhône, à Viège (VS).

Le Grand Conseil valaisan se penchera en détail sur la pollution au mercure qui touche la région de Viège dans le Haut-Valais. Cette session n'aura en revanche pas lieu avant l'an prochain. Le calendrier est trop serré jusqu'à la fin de l'année.

Le principe d'une session spéciale a été accepté mardi par le bureau du Grand Conseil, a déclaré à l'ats son président Grégoire Dussex. Les détails, ainsi que la date de cette session seront discutés le 18 novembre prochain avec le Conseil d'Etat et les parlementaires qui ont réclamé cette session.

La seule certitude pour l'instant est que cette dernière ne pourra pas être organisée cette année. Le calendrier est déjà très chargé jusqu'à la fin de l'année et ajouter une demi-journée ou une journée pour cette problématique du mercure n'est pas judicieux, selon M. Dussex.

Révélée à fin 2013, cette pollution avait valu une avalanche d'interventions au parlement en mars déjà. En septembre, des députés avaient demandé une session extraordinaire pour traiter toutes les interventions en suspens sur ce dossier. Le bureau du Grand Conseil a proposé de faire une session spéciale, moins onéreuse, car elle peut être intégrée à une session ordinaire.

Points de vue divergents

Depuis la révélation de cette pollution, son ampleur n'a cessé de croître. Des taux de mercure trop élevés ont été constatés dans de nombreuses parcelles d'habitation du village de Turtig (VS), sur des terrains de sport, de jeu, de loisirs.

Le mercure provient de rejets de la Lonza entre 1930 et le milieu des années 1970. La terre des berges du canal servant d'évacuation a aussi été déplacée pour des besoins agricoles au fil des années. L'entreprise chimique a accepté de préfinancer l'assainissement des terrains considérés comme contaminés.

Les valeurs limite sont cependant disputées. Autorités, médecins, propriétaires, habitants ne partagent pas les mêmes opinions. Les habitants se sont groupés dans une communauté d'intérêt. Un groupement de médecin conteste les volumes de mercure avancés par la Lonza. La dangerosité du métal est également sujet à controverse.

En début de semaine, Lonza a fait distribuer un dépliant qui se veut rassurant. L'entreprise affirme sa volonté de collaborer pleinement avec les autorités. Le dépliant a été distribué à 120'000 ménages valaisans, une démarche inédite. (ats)

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