Actualisé 12.04.2017 à 11:02

GenèveUne soirée resto finit en piqûre de punaise

Mordue par une bestiole, une cliente se plaint aux services d'hygiène, en vain.

par
Lucie Fehlbaum
L'Etat confirme la présence de punaises de lit dans plusieurs établissements publics.

L'Etat confirme la présence de punaises de lit dans plusieurs établissements publics.

Keystone

«Un soir, je vais manger entre amies dans un restaurant exotique de la rive droite. Le lendemain, je suis pleine de piqûres de punaises de lit, mon appartement est infesté et je dois payer la dératisation.» La mésaventure vécue par Virginie en février dernier ne fait malheureusement pas figure d'exception. La vermine au nom trompeur vit dans tout type de tissu et peut piquer n'importe où, même au resto.

Dangereuse pour la santé...mentale

Soucieuse d'éviter à d'autres les mêmes ennuis, Virginie a contacté le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV), en plus du médecin cantonal. Surprise: aucune mesure de contrainte n'est possible. «On m'a dit qu'elles n'étaient pas dangereuses pour la santé. Mais pour la santé mentale, je ne sais pas... Une mesure contre l'établissement m'aurait évité les 1900 fr. que coûte la désinfection, et cette expérience éprouvante.» Le patron du restaurant confirme avoir été infesté. Il dit avoir traité le problème depuis: «Les clients nous ont informés. Le traitement a coûté cher, pourquoi n'existe-t-il pas une solution globale?»

Prévention... ou plainte pénale

Le SCAV ne peut rien faire: il gère l'hygiène, mais celle des denrées alimentaires seulement. Le médecin cantonal, s'il fait de la prévention, confirme pour sa part ne pas pouvoir agir en l'absence de danger pour la santé publique. «Selon les cas, les frais sont pris en charge par les régies. Pour réparer le dommage, il reste la plainte, avec la vitesse que l'on connaît.»

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