Actualisé 01.09.2015 à 12:59

Procès Insieme

Une solide amitié liait les deux accusés

Devant le Tribunal pénal fédéral, le principal accusé du procès de l'affaire Insieme a évoqué mardi les liens d'amitié qui le liaient aux deux autres prévenus.

Les trois hommes qui ont comparu mardi matin à Bellinzone, faisaient du ski ou de la voile ensemble.

Les trois hommes qui ont comparu mardi matin à Bellinzone, faisaient du ski ou de la voile ensemble.

Ex-chef du service informatique de l'Administration fédérale des contributions (AFC), l'accusé principal répond depuis mardi d'infractions pénales en lien avec la débâcle du projet informatique Insieme. Il est accusé de corruption passive, de gestion déloyale des intérêts publics et de faux dans les titres commis dans l'exercice de fonctions publiques.

Interrogé au début du procès, qui se tient à Bellinzone devant le TPF, cet ex-cadre de la Confédération a expliqué qu'une solide amitié le liait avec un des deux autres accusés, le patron d'une entreprise soupçonné de l'avoir corrompu. Il a expliqué que leurs liens remontent aux années 1990.

L'ex-chef du service informatique de la Confédération a précisé que les contacts étaient un peu moins proches avec le troisième accusé, lui aussi patron d'une société informatique. «On se rencontrait pour des tours en bateau», a-t-il déclaré mardi devant le TPF.

Agé d'une soixantaine d'années, atteint dans sa santé, le principal accusé a affirmé avoir toujours voulu séparer les affaires privées des affaires professionnelles. Il n'a pas pu cependant répondre très précisément à la question du procureur qui lui demandait où se situait la limite.«Quarante repas» listés par le procureur

Au début du procès, le juge s'est concentré sur les quelque «quarante repas» pris ensemble, qui figurent dans l'acte d'accusation. Comme pour réfuter d'avance tout reproche de corruption, le principal accusé a affirmé n'avoir jamais accepté une seule invitation pendant les 34 années où il a travaillé au service de l'AFC.

Il a également déclaré qu'il a toujours cherché les offres d'autres fournisseurs, mais qu'il ne s'est pas toujours soucié de les documenter. Il a ajouté qu'il s'est parfois contenté de décliner certaines offres de concurrents par téléphone et qu'il n'a pas gardé de traces écrites.

Le procès se poursuit par la plaidoirie et le réquisitoire du procureur de la Confédération et devrait se terminer mercredi. Le jugement devrait être rendu le 16 septembre prochain. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!