Brexit: «Une sortie est une sortie», dit Macron à May
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Brexit«Une sortie est une sortie», dit Macron à May

Le candidat à la présidentielle française a rencontré la Première ministre britannique mardi à Londres.

Le candidat centriste à la présidentielle française, Emmanuel Macron, a rencontré mardi à Londres la première ministre britannique Theresa May pour évoquer le Brexit. Il a appelé les expatriés à revenir entreprendre en France.

Lors d'une réunion électorale devant plusieurs milliers de personnes, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté de «convaincre» certains des 300'000 Français vivant au Royaume-Uni, dont une majorité à Londres, de «revenir entreprendre, faire en France, innover, chercher, enseigner».

«Je veux que l'on soit un pays où l'on peut faire tout cela», a-t-il dit. En France, «on n'a pas le droit d'échouer, mais pas le droit de réussir trop bien», a-t-il poursuivi, devant un public comptant des entrepreneurs et de nombreux employés de la finance. «Il faut aimer le succès» ou alors les Français vont «le chercher ailleurs», a-t-il regretté, déplorant la «peur de l'échec» propre selon lui à la France.

«C'est moi qui l'ai gagné»

Taclant à plusieurs reprises le candidat de la droite François Fillon, englué depuis trois semaines dans une affaire d'emplois fictifs présumés, Emmanuel Macron a évoqué «l'argent qu'(il) a (lui-même) gagné» avant de se lancer en politique. «Je vous rassure. C'est moi qui l'ai gagné. J'avais un travail. Cela semble affreux...», a-t-il ironisé.

Selon deux sondages publiés mardi, Emmanuel Macron arrive soit en deuxième position des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, ex aequo avec François Fillon, soit troisième derrière ce dernier.

Un Brexit «juste»

Le candidat centriste avait auparavant rencontré Theresa May au 10, Downing Street, pour évoquer notamment la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. A l'issue de l'entretien, il a affirmé en anglais avoir exprimé à Mme May sa «volonté d'aboutir à un Brexit juste», tout «en protégeant les intérêts des Français et des Européens».

«Il ne peut pas y avoir un Brexit qui conduise en quelque sorte à une optimisation de la relation de la Grande-Bretagne avec le reste de l'Europe», a-t-il ajouté.

«Nous avons parlé de lutte contre le terrorisme, de défense, qui sont des sujets très structurants pour notre pays», a poursuivi en français Emmanuel Macron, qui était le premier candidat à la présidentielle française reçu par Theresa May. Un porte-parole de Theresa May a répliqué que Londres resterait une tête de pont de la finance internationale après le «Brexit». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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