Les potins de Cannes - Une star est née, des chiens primés et le jury entre en conclave
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Les potins de CannesUne star est née, des chiens primés et le jury entre en conclave

Le Festival de Cannes vit ses derniers heures. Si certains prix ont déjà été remis, le jury a la lourde tâche de départager les films en compétition et élire le lauréat de la Palme d’or. Verdict en soirée.

L’actrice norvégienne Renate Reinsve, l’une des révélations de cette 74e édition et un épagneul, lauréat de la Palm Dog 2021. 

L’actrice norvégienne Renate Reinsve, l’une des révélations de cette 74e édition et un épagneul, lauréat de la Palm Dog 2021.

AFP

Ça y est, le Festival de Cannes touche gentiment à sa fin. Tous les films de la compétition ont été projetés. Le jury est entré en conclave samedi matin dans un endroit secret des hauteurs de Cannes. Par tradition, un seau à champagne fait office d’urne.

Les jurés y déposent un petit papier plié en quatre. Quand tout se passe bien, le palmarès est bouclé en milieu d’après-midi. «J’ai promis aux gens du jury que je ne serai pas un dictateur, que je serai démocratique... mais jusqu’à un certain point, puisque si le jury est partagé à quatre contre quatre, c’est moi qui décide! On va se marrer!», a confié au début du festival Spike Lee, premier des jurés.

Le jury dans son ensemble: Spike Lee en rose, puis (de g. à dr.) Song Kang-Ho, Tahar Rahim, Mylène Farmer, Maggie Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Jessica Hausner, Kleber Mendonca Filho et Mati Diop.

Le jury dans son ensemble: Spike Lee en rose, puis (de g. à dr.) Song Kang-Ho, Tahar Rahim, Mylène Farmer, Maggie Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Jessica Hausner, Kleber Mendonca Filho et Mati Diop.

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Thierry Frémaux, le délégué général et sélectionneur du festival, informe ensuite les productions des films primés, mais sans dire pour quel prix, les incitant à assister à la cérémonie de clôture retransmise en clair et en direct à partir de 19h15 sur Canal Plus.

Les épagneuls de Tilda Swinton primés

Dora, Rosie et Snowbear, les épagneuls de Tilda Swinton enrôlés à ses côtés dans «The Souvenir Part II» dévoilé à la Quinzaine des Réalisateurs, sont les lauréats ex aequo de la Palm Dog 2021, prix indépendant récompensant la meilleure performance canine du Festival de Cannes.

Vendredi, lors de la remise des prix sur le rooftop d’un palace cannois, Tilda Swinton a représenté ses fidèles compagnons à quatre pattes qui l’attendent dans sa propriété en Écosse.

«Honnêtement, la Palm Dog est le prix à obtenir à Cannes... Je lorgnais sur ce prix depuis de nombreuses années!», a confié l’actrice britannique, acceptant le temps de la photo de porter autour de son propre cou les trophées 2021 à leur intention: de magnifiques colliers de chiens, en cuir rouge clouté, aux armes de la Palm Dog.

Créée en 2001 par le critique britannique Toby Rose, la précédente Palm Dog avait été décernée en 2019 au pittbull Brandy dans «Once upon a time in Hollywood» de Quentin Tarantino.

Pas de bises, vraiment?

Bannir la bise en haut des marches, comme cela était prévu initialement, a paru tout simplement impossible aux organisateurs du Festival, qui dès le premier soir se sont affranchis de leur propre consigne.

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Sandor Funtek et Théo Christine ont montré leur attachement à Audrey Estrougo. 

Sandor Funtek et Théo Christine ont montré leur attachement à Audrey Estrougo.

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Le chanteur britannique Julian Perretta et sa petite amie Kambree Dalton ont fait grimper la température. 

Le chanteur britannique Julian Perretta et sa petite amie Kambree Dalton ont fait grimper la température.

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L’image, devenue rapidement virale, de spectateurs enlevant leur masque pendant les projections a ensuite obligé le festival à un ferme rappel à l’ordre.

Au final le pari semble gagné: en imposant le pass sanitaire à l’entrée, l’évènement n’a pas créé de cluster. Même si certains visiteurs étrangers contraints de se faire tester régulièrement ont dit leur ras-le-bol de cracher dans un tube toutes les 48 heures.

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Emotion pour Julia Ducournau, lauréate de la Palme d'or: «Je sais que mon film n'est pas parfait. On dit même qu'il est monstrueux. Mais la monstruosité est une force», a lancé la réalisatrice française de 37 ans. (Samedi 17 juillet)

Emotion pour Julia Ducournau, lauréate de la Palme d'or: «Je sais que mon film n'est pas parfait. On dit même qu'il est monstrueux. Mais la monstruosité est une force», a lancé la réalisatrice française de 37 ans. (Samedi 17 juillet)

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L'actrice norvégienne Renate Reinsve, émue après avoir reçu le Prix d’interprétation féminine pour «Julie (en 12 chapitres)». (Samedi 17 juillet 2021)

L'actrice norvégienne Renate Reinsve, émue après avoir reçu le Prix d’interprétation féminine pour «Julie (en 12 chapitres)». (Samedi 17 juillet 2021)

AFP
L'acteur américain Caleb Landry Jones a reçu le Prix d’interprétation masculine pour «Nitram». (Samedi 17 juillet 2021)

L'acteur américain Caleb Landry Jones a reçu le Prix d’interprétation masculine pour «Nitram». (Samedi 17 juillet 2021)

AFP

Ode aux amours entre femmes

À l’heure du bilan, une chose est sûre: les couples lesbiens prennent désormais toute leur place à l’écran.

Alors «Benedetta» de Paul Verhoeven, met en scène l’amour enflammé entre deux nonnes (Virginie Efira et Daphné Patakia) dans un couvent du Moyen Âge, le couple formé par Marina Foïs et Valeria Bruno-Tedeschi dans «La Fracture» apparaît au contraire on ne peut plus banal.

Ce dernier a d’ailleurs remporté la«Queer Palm 2021». Le prix récompense chaque année un film et des courts métrages traitant des thématiques LGBT, «queer» ou féministes, parmi toutes les sélections cannoises.

Nous avons interviewé Virginie Efira au début de la quinzaine, sur son rôle dans Benedetta.

Dans «Compartiment N°6» du Finlandais Juho Kuosmanen et dans «Les Olympiades» de Jacques Audiard, l’amour entre femmes, là encore normalisé, est simplement une des possibilités offertes par la vie, à travers une conception «fluide» de l’amour et de la sexualité.

Dans «Titane», l’héroïne couche indifféremment avec des hommes, des femmes (ou des voitures), mais pour les tuer.

Une star est née

Tout le monde est tombé sous le charme de Renate Reinsve, actrice norvégienne de 33 ans qui brille dans «Julie (en 12 chapitres)» de Joachim Trier, portrait électrique et subtil d’une jeune femme contemporaine.

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Renate Reinsve danse sur le tapis rouge, le 8 juillet 2021. 

Renate Reinsve danse sur le tapis rouge, le 8 juillet 2021.

AFP
Lors d’un photocall, le 9 juillet.

Lors d’un photocall, le 9 juillet.

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L’actrice luxembourgeoise Vicky Krieps, le 16 juillet. 

L’actrice luxembourgeoise Vicky Krieps, le 16 juillet.

AFP

L’avalanche de critiques dithyrambiques sur sa prestation a bouleversé l’actrice, inconnue avant son arrivée à Cannes: «Aujourd’hui je me suis réveillée et j’ai pleuré», a-t-elle raconté, vendredi «Tout ça me dépasse un peu» a poursuivi celle qui avait jusqu’ici joué principalement au théâtre, plus quelques petits rôles au cinéma et à la télévision norvégienne.

Une autre actrice a confirmé tout son talent à l’occasion du festival: la Luxembourgeoise Vicky Krieps, devenue à 37 ans l’un des visages les plus recherchés du cinéma contemporain.

Et voici un bonus qui se passe de tout commentaire.

(AFP/szu)

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