Une Suédoise affronte un varan géant
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Une Suédoise affronte un varan géant

Une Suédoise qui a dérivé pendant des heures en Indonésie avec quatre autres plongeurs a relaté dimanche comment un varan de Komodo les avait attaqués.

"Il était imposant", a déclaré Helena Nevalainen pour décrire le reptile géant.Elle a raconté que l'animal, à un moment, s'était approché très près du groupe qu'elle formait avec ses compagnons d'infortune."J'ai lancé ma ceinture de plongée. Il est revenu et a mordu ma ceinture de plongée et ensuite il est reparti. Il est revenu après encore une fois", a déclaré la Suédoise âgée de 38 ans.D'apparence pataude, le dragon de Komodo peut produire des pointes de vitesse et sauter en prenant appui sur ses courtes pattes pourvues de griffes impressionnantes.Ce lézard pouvant atteindre trois mètres est capable d'assommer un cerf d'un coup de queue et de dévorer une chèvre entière, crâne et cornes comprises.Mme Nevalainen faisait partie d'un groupe de cinq Européens comprenant aussi trois Britanniques (un homme et deux femmes) et un Français.Entraînés par le courant, ils ont été portés disparus après une plongée sous-marine jeudi dans un archipel de Komodo à environ 400 kilomètres à l'est de Bali.Ils ont été retrouvés sains et saufs samedi après avoir dérivé dans la mer près de neuf heures et être restés plus de trente heures sur une plage déserte de Rinca, une île très aride servant de réserve naturelle pour les dragons de Komodo, les plus gros varans du monde. Privés d'eau et exténués, ils se sont nourris là de mollusques arrachés aux rochers.Laurent Pinel, un Français de 31 ans, a raconté comment cette simple plongée sous-marine s'était transformée en une terrifiante dérive en mer."On a essayé de se rapprocher d'îles que l'on voyait au loin. On essayait de rejoindre les plages mais à chaque fois on était repoussés. On passait île après île", a-t-il dit à l'AFP."Il devait être 22h30, nous avons cru voir une dernière île. Il n'y avait pas de lune. On a décidé d'y aller avec nos dernières forces. Si on avait continué (à dériver), c'était l'océan", a-t-il poursuivi.Il a décrit aussi comment le groupe avait lancé des pierres pour faire fuir le varan menaçant.Le groupe de plongeurs était encadré par Kathleen Mitchinson, une instructrice de plongée chevronnée, qui gère avec son mari Ernest Lewandowski une école de plongée à Labuanbajo (ouest de l'île de Flores).Helena Nevalainen a estimé que la responsabilité de ce centre de loisirs n'était pas engagée. "Je ne leur reproche rien. Ils sont ici depuis tellement longtemps. Je pense qu'ils savent ce qu'ils font et je leur fais confiance".Elle a ajouté que la plongée en elle-même n'était pas à critiquer. "C'est quand nous sommes sortis, le courant était trop fort", a-t-elle décrit. "Nous ne savions pas où nous étions, nous avons tenté de rejoindre la terre plusieurs fois mais en vain, le courant était trop fort".Les cinq Européens, souffrant de déshydratation, ont samedi été conduits dans une clinique de Labuanbajo. Ils en étaient sortis dimanche, a indiqué à l'AFP Viktor Jemadu, un chef de la police locale.

Source: AFP

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