Sommet France-Allemagne: Une taxe sur les transactions financières?
Actualisé

Sommet France-AllemagneUne taxe sur les transactions financières?

La France et l'Allemagne proposent que l'UE instaure une taxe sur les transactions financières, a déclaré Nicolas Sarkozy à la fin d'un sommet sur la gouvernance de l'Euro.

«Les ministres des Finances allemand et français déposeront sur la table des instances européennes une proposition commune, dès le mois de septembre prochain, de taxe sur les transactions financières», a déclaré M. Sarkozy.

Cette taxe sur les transactions financières est une «nécessité évidente», a déclaré pour sa part la chancelière allemande Angela Merkel lors de la conférence de presse à l'issue du sommet, tenu alors que des marchés financiers fébriles attendaient d'être rassurés sur la crise de la dette publique des pays de la zone euro.

Les deux dirigeants n'ont pas précisé les modalités de cette mesure. Une des possibilités, popularisée par l'économiste James Tobin, consiste à taxer à un taux très faible les mouvements internationaux de capitaux.

Les euro-obligations ne sont pas une solution

La chancelière allemande Angela Merkel ne croit pas «que les euro-obligations nous aideraient aujourd'hui», a-t-elle déclaré à l'issue de son entretien avec le président Nicolas Sarkozy.

Ce dernier a jugé pour sa part que ces euro-obligations mettraient «gravement en danger» les pays les mieux notés et ne pouvaient être que l'«aboutissement d'un processus d'intégration».

(afp)

l'euro rebondit brièvement face au dollar puis retombe

L'euro a brièvement rebondi face au dollar mardi, lors de la conférence de presse du président français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel qui ont proposé une série de mesures face à la crise de la zone euro, avant de retomber.

A 16H15 GMT, l'euro est monté jusqu'à 1,4472 dollar, effaçant ses pertes de la journée, avant de reculer rapidement dans les minutes suivantes.

Le répit a été de faible durée, la monnaie rebaissant rapidement alors que les opérateurs commençaient à digérer le détail des mesures annoncées par M. Sarkozy et Mme Merkel.

Peu avant 16H45 GMT, l'euro valait 1,4418 dollar, contre 1,4440 lundi soir.

Les prix du pétrole poursuivaient eux leur repli mardi en fin d'échanges européens, toujours affectés par les inquiétudes sur un ralentissement de la croissance en zone euro, dans un marché que la réunion entre le président français et la chancelière allemande peinait à rassurer.

Paris et Berlin veulent un gouvernement économique de la zone euro

La France et l'Allemagne veulent instaurer «un véritable gouvernement économique de la zone euro», l'adoption de la «règle d'or» de retour à l'équilibre budgétaire par les 17 pays de la zone euro, et s'opposent à la création d'obligations européennes, ont déclaré le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel mardi à l'issue d'une réunion sur la crise de la dette.

«Nous avons entre Allemands et Français une communauté d'analyse et une commune vision de la crise. Nous voulons dire notre volonté absolue de défendre l'euro, d'assumer les responsabilités particulières en Europe qui sont celles de l'Allemagne et de la France et d'avoir sur tous ces sujets une identité de vues et de propositions complètes», a assuré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée.

«Il y a dans la situation que nous connaissons des raisons objectives et puis des rumeurs et des décisions de spéculation», a-t-il poursuivi. «Notre volonté de combattre ces phénomènes est une volonté totale et complète, de même que la volonté de remettre l'ensemble de la zone euro sur le chemin de la croissance», a martelé le président français, jugeant évidente «l'obligation ardente d'aller vers l'intégration économique».

«Je ne suis pas du tout pessimiste sur les perspectives de la croissance. Je crois que nous sommes en bonne voie», a déclaré Mme Merkel. «Comme la chancelière, je suis confiant sur les perspectives économiques de la zone euro et du monde», a ajouté M. Sarkozy.

Ton opinion