Une téléréalité pour comprendre les questions de genre

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«Temps Présent»Une téléréalité pour comprendre les questions de genre

Le magazine «Temps Présent» a réuni huit personnes dans un chalet durant un week-end pour «une guerre des sexes». Le résultat est surprenant et nécessaire.

par
Julienne Farine
Les participant à la «Guerre des sexes au chalet» ont aussi pris le temps de se reposer.

Les participant à la «Guerre des sexes au chalet» ont aussi pris le temps de se reposer.

RTS

En 1984, bien avant «Big Brother» et «Loft Story», la RTS avait innové en enfermant et filmant des gens durant plusieurs jours dans un refuge jurassien. Le but de cette expérience baptisée «Au coeur du racisme»? Faire se rencontrer des immigrés et des Suisses ouvertement racistes. En 2023, le concept a été repris par la journaliste Laurence Gemperlé et le réalisateur Jacob Berger pour s’attaquer aux questions de genre et de sexualité. Le résultat, intitulé «Guerre des sexes au chalet», est à découvrir les 26 janvier et 2 février dans «Temps Présent», sur RTS 1.

Les téléspectateurs feront la connaissance de huit personnes, dont la femme politique Maria Roth-Bernasconi et la chanteuse vaudoise Silance, aux parcours de vie, aux origines et aux convictions bien différentes. Réunis le temps d’un week-end dans un chalet situé en Haute-Savoie, ces «Lofteurs» version RTS aborderont des sujets aussi divers que la séduction, le consentement, le genre, le féminisme et le fameux «on n’a plus le droit de rien dire», tout en accueillant des invités surprises.

Il fallait de l’audace pour réaliser un tel exercice et le résultat est à la hauteur des attentes. Loin de la téléréalité voyeuriste, «Guerre des sexes au chalet» permet à tout un chacun de bousculer ses certitudes, de mieux comprendre la réalité des autres et de réaliser que le monde et la société bougent, même s’il est parfois difficile de s’en rendre compte et de l’accepter. Ces deux numéros de «Temps Présent» permettent surtout de mettre un visage et une histoire sur des concepts qui peuvent encore être abstraits pour beaucoup de monde.

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