Actualisé 06.07.2020 à 04:31

amazonie

Une tribu relâche des otages en échange du corps de son chef

Deux policiers, deux soldats et deux civils avaient été enlevés par ces indigènes jeudi dans le village de Kumay, près de la frontière péruvienne.

Les membres d'une tribu amazonienne en Equateur ont relâché six personnes qu'ils avaient enlevées pour exiger le retour de la dépouille de leur chef, décédé en raison du coronovirus, a indiqué le gouvernement samedi.

Deux policiers, deux soldats et deux civils avaient été enlevés par ces indigènes jeudi dans le village de Kumay, près de la frontière péruvienne.

Le chef de leur tribu, décédé après avoir été infecté par le Covid-19, avait été enterré conformément aux directives de santé des autorités, mais la dépouille a finalement été exhumée et rendue à la tribu.

La ministre de l'Intérieur Maria Paula Romo a déclaré sur Twitter que les «citoyens libérés» avaient été soumis à des examens médicaux après avoir détenus dans la province de Pastaza, dans la jungle amazonienne dans le sud-est de l'Equateur.

«La foule qui détenait les personnes enlevées était estimée à environ 600 personnes», a ajouté la ministre, précisant que les négociations pour libérer les otages avaient été dirigées par le chef de la police, le général Patricio Carrillo.

La police a précisé pour sa part samedi qu'une équipe spéciale avait mené l'opération «d'exhumation et d'identification» du corps du chef tribal, qui avait été transporté par les autorités à Kumay.

Avec plus de 61’000 cas de contaminations, dont environ 4800 morts, l'Equateur (17,5 millions d'habitants) est un des pays les plus touchés par la pandémie en Amérique latine.

(AFP)

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