Actualisé 03.12.2014 à 20:16

Ski alpin

Une valse de licenciements et de démissions sans fin

Que se passe-t-il chez Swiss-Ski? Cette fois, c'est le chef du ski alpin, Rudi Huber, qui serait sur le point de faire ses valises.

de
Jean-Philippe Pressl-Wenger
On a reproché à lancien descendeur autrichien de navoir jamais entraîné avant daccepter son poste.

On a reproché à lancien descendeur autrichien de navoir jamais entraîné avant daccepter son poste.

Arrivé à son poste à la fin de mars 2013 en compagnie de ses compatriotes Walter Hlebayna et Walter Hubmann, l'Autrichien Rudi Huber est le dernier des trois encore en place. Mais pour combien de temps? Au moment de son intronisation, le trio était censé conduire les Suisses jusqu'aux Mondiaux de Saint-Moritz en 2017.

Selon une information du journal «Blick», l'ex-descendeur de 51 ans serait fortement contesté au sein même de la fédération. On reprocherait à l'ancien directeur de course de la marque de skis Atomic de ne pas disposer de l'expérience d'entraîneur nécessaire à sa fonction de chef alpin.

«Mon passé de descendeur et mon travail dans le Cirque blanc durant de longues années m'ont permis d'emmagasiner assez d'expérience pour bien faire, s'est-il défendu, avant d'enchaîner sur les projets qu'il a pilotés. Nous avançons bien dans le dossier des infrastructures et des pistes d'entraînement, tout comme dans la mise sur pied d'un projet autour de la psychologie du sport», a répondu celui qui habite toujours en Autriche. Est-ce que tout cela suffira pour rester?

Responsable de l'équipe messieurs, Walter Hlebayna avait déjà jeté l'éponge en avril de cette année pour des «raisons personnelles». Le technicien avait été remplacé par le Bernois Thomas Stauffer. Walter Hubmann, lui, avait été dégradé de son poste de responsable du groupe des spécialistes de vitesse, pour n'être plus que coordinateur de l'équipe. C'était en janvier, peu avant le Lauberhorn. Début mars, il s'en allait aussi.

Les répercussions ne se feront peut-être pas sentir cette saison. C'est plus tard que le ski suisse, habitué aux honneurs, pourrait en souffrir.

Urs Lehmann: une présidence agitée

Les gens qui travaillent sous la présidence d'Urs Lehmann ne restent jamais très longtemps à leur poste. Depuis que l'Uranais a pris la tête de Swiss-Ski, en 2008, ce ne sont pas moins de cinq chefs alpins, quatre directeurs et un chef du sport de performance qui ont décidé de partir, ou auxquels on a montré la porte. Ces remous n'ont peut-être pas touché les athlètes dans leur quotidien. Mais l'ambiance qui émane des bureaux de la Fédération n'offre pas la sérénité nécessaire à une équipe qui désire jouer les premiers rôles durablement.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!