Actualisé 27.07.2015 à 14:34

Etats-Unis - Turquie

Une zone sans jihadistes au nord de la Syrie?

Les Etats-Unis et la Turquie ont décidé de travailler conjointement à débarrasser le nord de la Syrie, le long de la frontière turque, du groupe Etat islamique (EI).

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

«Le but est d'établir une zone débarrassée de l'EI et d'améliorer la sécurité et la stabilité le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie», a déclaré à l'AFP un responsable américain ayant requis l'anonymat, en marge d'une visite en Ethiopie du président Barack Obama.

La Turquie, longtemps accusée de complaisance vis-à-vis des organisations radicales en lutte contre le régime de Damas, a lancé ces derniers jours une offensive aérienne contre l'EI en Syrie après un attentat-suicide dans le sud de son territoire (32 morts) et une attaque jihadiste contre un poste frontalier de l'armée turque. Les détails concernant cette zone «restent à définir», a expliqué ce responsable américain.

Il a néanmoins souligné que «l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne», réclamée de longue date par la Turquie, ne ferait «pas partie des efforts militaires conjoints, quels qu'ils soient», mais impliquerait un soutien turc aux «partenaires au sol» des Etats-Unis, qui combattent l'EI.

De nombreux observateurs se demandent si la Turquie, qui a parallèlement bombardé des bases arrières de la rébellion kurde du PKK, n'a pas surtout pour objectif de limiter les capacités des forces kurdes en Syrie et en Irak, plutôt que de s'attaquer à l'EI.

Le peuple kurde, éparpillé entre la Syrie, la Turquie, l'Irak et l'Iran, réclame depuis longtemps son indépendance. En Turquie, le PKK lutte par les armes contre Ankara qui a toujours rejeté les velléités sécessionnistes kurdes.

Les Etats-Unis ont publiquement apporté leur soutien aux offensives turques, estimant qu'Ankara avait «le droit de prendre des mesures contre des cibles terroristes». Mais celles-ci pourraient créer une brouille avec les autorités régionales kurdes en Irak, partenaire-clé du combat contre l'EI dans ce pays, s'inquiètent les observateurs.

arb/ayv/aud (afp)

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