Genève: Unia dénonce un chantier «déplorable» dans un cinq étoiles
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GenèveUnia dénonce un chantier «déplorable» dans un cinq étoiles

Le syndicat a découvert que les ouvriers devaient se changer et manger dans le local où était entreposé le matériel.

par
Jérôme Faas
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Les ouvriers mangeaient et se changeaient dans ce local.

Les ouvriers mangeaient et se changeaient dans ce local.

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Ils ne disposaient pas de gel hydroalcoolique.

Ils ne disposaient pas de gel hydroalcoolique.

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Unia a décidé d’intervenir plus systématiquement sur les chantiers.

Unia a décidé d’intervenir plus systématiquement sur les chantiers.

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L’hôtel en chantier est un cinq étoiles. Mais les conditions offertes aux ouvriers y travaillant étaient tout sauf cinq étoiles. Mardi, dans un palace des Pâquis, le syndicat Unia a constaté que des peintres et des carreleurs disposaient de conditions «déplorables». Ils étaient contraints de manger et de se changer dans le local où était entreposé le matériel, sans gel hydroalcoolique à disposition, ni nettoyage ou désinfection des lieux. Or, outre que les mesures de protection contre le Covid devraient être strictement appliquées, le règlement cantonal des chantiers oblige les entreprises à fournir deux baraques aux ouvriers, l’une servant de vestiaire, l’autre de réfectoire, les deux devant être chauffées et nettoyées.

«C’est malheureusement assez fréquent, surtout dans le second œuvre, déplore José Sebastiao, secrétaire syndical d’Unia. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’être plus actifs en la matière.» En l’occurrence, le syndicat a sommé l’entreprise générale de se mettre en conformité, ce qu’elle n’a pas fait. Mercredi, il a donc fait appel à l’inspection paritaire des entreprises, dont le responsable romand de la sécurité au travail s’est rendu sur place. «Il nous a garanti que tout allait être fait pour aujourd’hui.»

José Sebastiao relève que l’entreprise générale qui régit le chantier (et dont il préfère taire le nom) est responsable des conditions de travail, mais que rien n’aurait empêché le maître d’ouvrage, en l’occurrence l’hôtel, de mettre l’un de ses appartements à disposition des ouvriers. Unia a prévu d’intensifier sa campagne «pour des chantiers dignes dans le canton de Genève».

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