Emploi: Unia rallonge la pause café pour réclamer 100 francs
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EmploiUnia rallonge la pause café pour réclamer 100 francs

Le syndicat Unia invite les 22'000 travailleurs du second oeuvre romand à prendre ce vendredi une pause plus longue, afin de réclamer une augmentation des salaires.

par
Lauren von Beust
Le syndicat propose aux travailleurs du second oeuvre romand de s'octroyer 10 minutes de pause supplémentaires ce vendredi 23 octobre, pour protester contre la diminution du pouvoir d'achat.

Le syndicat propose aux travailleurs du second oeuvre romand de s'octroyer 10 minutes de pause supplémentaires ce vendredi 23 octobre, pour protester contre la diminution du pouvoir d'achat.

Keystone

Ce vendredi 25 octobre, les menuisiers, charpentiers, peintres ou vitriers romands sont encouragés à «poser leurs outils sur tous les chantiers de Romandie et s'octroyer 10 minutes de pause supplémentaires dans le courant de la journée», explique Yannick Egger, membre de la direction du secteur Arts et métiers. Des rassemblements entre ces quelques 22'000 travailleurs sont également organisés dans tous les cantons. Une action symbolique qui vise à réclamer à la délégation patronale l'octroi d'une augmentation salariale.

Forcés de renoncer aux loisirs

Cet appel fait suite à la publication d'une enquête récemment menée par le syndicat Unia, qui révèle des conditions salariales préoccupantes. Sur plus de 1600 travailleurs interrogés, l'enquête a révélé que, faute d'un pouvoir d'achat suffisant, 2/3 de ceux-ci doivent renoncer à des loisirs ou à des vacances. Les résultats démontrent également que 17% des travailleurs du second oeuvre n'arrivent pas à payer leurs factures à la fin du mois. Moins d'un cinquième d'entre eux estiment pouvoir vivre correctement de leur profession.

Ouverture des négociations

Le syndicat réclame aujourd'hui une augmentation de 100 francs des salaires réels, «pour compenser la hausse du coût de la vie», développe Yannick Egger. Après un premier refus d'entrer en matière, une délégation patronale représentant de nombreuses entreprises du second oeuvre a accepté une deuxième séance de négociations sur le sujet, qui aura lieu le 13 novembre prochain.

«Même si nous avons déjà clairement fait entendre nos positions, nous préférons accepter les discussions que rompre toute négociation», déclare Marcel Delasoie, directeur de la Fédération suisse romande des entreprises de plâtrerie-peinture (FREPP). Selon la convention collective de travail, l'augmentation du salaire dépend de la hausse du coût de la vie. Le renchérissement s'élève actuellement à 0,3%. «Cette augmentation salariale supplémentaire plomberait la capacité concurrentielle des entreprises concernées sur le marché», estime Marcel Delasoie.

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