Genève: Urgences surchargées: trois patients décèdent
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GenèveUrgences surchargées: trois patients décèdent

Trois personnes auraient perdu la vie après avoir attendu trop longtemps aux urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

«Le médecin n'a pu que consulter le décès», confie une source à «La Tribune de Genève», mercredi. Ce décès, c'est celui d'une personne âgée qui aurait été admise au dernier moment dans un box d'examen, après avoir patienté en salle d'attente aux HUG. Comme elle, deux autres personnes auraient connu une issue tragique après avoir attendu aux urgences, dont un homme qui serait reparti sans avoir été examiné, las d'attendre.

«Il y a toujours eu des incidents graves aux Urgences, c'est normal, réagit le professeur Pierre Dayer, directeur médical des HUG, dans les colonnes de «La Tribune de Genève». Leur taux n'a pas réellement varié, mais les délais d'attente, qui restent très bons au niveau européen ou mondial, ne sont plus compatibles avec notre niveau d'exigence.»

Selon Michel Halpérin, président du conseil d'administration, le problème réside dans le fait qu'il n'y a pas assez de personnel et que les efforts sont dispersés. Un rapport a été commandé au chef des Urgences et à son supérieur. «Les moyens nécessaires seront donnés à l'équipe en place, dont le travail est tout à fait remarquable», assure-t-il.

Des mesures, telles que des passages réguliers du corps médical en salle d'attente, ont déjà été arrêtées. D'autres pourraient suivre, comme la création d'une antenne d'accueil pour les cas plus légers qui permettrait de désengorger les urgences. Cela suffira-t-il? «Conçus pour 400'000 personnes, les HUG ont un bassin de recrutement bien plus vaste avec une partie du canton de Vaud et de la France voisine. Il faut agrandir. Aujourd'hui, l'infrastructure est dépassée», note Pierre Dayer. (20 minutes)

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