Actualisé 29.01.2018 à 11:58

Allemagne

Usine Bombardier en sursis «à cause» des CFF

Un contrat avec les CFF a entraîné de telles pertes financières que le fabricant envisage de vendre son site de Görlitz, en Saxe.

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ehs/man
L'usine de Bombardier à Görlitz (Saxe).

L'usine de Bombardier à Görlitz (Saxe).

Keystone/Oliver Killig

La commande à Bombardier de 59 nouveaux trains à deux étages pour le trafic grandes lignes des CFF risque d'affecter 1300 employés allemands. Passée en mai 2010 pour près de 1,9 milliard de francs, elle s'est transformée en un tel désastre financier que le fabricant canadien de trains n'exclut plus de vendre son usine de Görlitz, en Saxe, selon la «Sächsische Zeitung». Et ce le plus rapidement possible.

A cause de divers problèmes, parmi lesquels un litige avec des associations de personnes handicapées, la livraison de ces trains a pris quatre années de retard. En guise de compensation, les CFF ont reçu gratuitement trois rames supplémentaires pour une valeur de près de 32 millions de francs chacune. De plus, Bombardier a dû rembourser aux CFF les coûts engendrés par la poursuite de l'exploitation des trains déjà mis au rebut. En 2017, cela a entraîné des pertes qui avoisineraient au total 115 millions de francs à l'usine de Görlitz, selon le quotidien.

Andreas Dienemann, porte-­parole du groupe canadien, a déclaré que Bombardier avait «signalé sa volonté de parler et de coopérer avec des partenaires externes». L'objectif est de trouver la meilleure solution à long terme pour le site et les collaborateurs.

Par ailleurs, un acheteur potentiel pourrait recevoir plusieurs millions de francs «de plus» de la part de Bombardier pour financer une protection contre les licenciements jusqu'en 2019, complétée par un plan social.

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