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SyrieUtilisation de la pandémie contre des civils dénoncée

L'ONU cible notamment l'État islamique (EI), qui a revendiqué des violences dans des zones syriennes très habitées.

La haut-commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

La haut-commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

Keystone/Archive

L'ONU est «très inquiète» de la détérioration en Syrie, où des groupes armés voient dans la pandémie la possibilité de cibler des civils. La haut-commissaire aux droits de l'homme a dénoncé vendredi à Genève «une bombe à retardement» pour la population.

«Nous recevons chaque jour des indications de meurtres et de bombardements» dans des zones très habitées, a déploré Michelle Bachelet. Elle cible notamment l'État islamique (EI), qui a revendiqué des violences.

En avril, son bureau a vérifié au moins 35 décès de civils en raison d'engins explosifs improvisés, en très importante augmentation. Depuis mars, plus de 40 violences liées à cet armement ont été observées, surtout au nord et dans l'Est.

Et plus de 50 personnes, dont 29 civils, ont été tuées dans l'explosion d'un camion sur un marché à Afrine, dans le Nord-Ouest. Dans la plupart des cas, ces violences ne sont pas revendiquées.

Affrontements encore observés

Dans la région d'Idlib, le cessez-le-feu conclu par la Turquie et la Russie tient largement. Mais des affrontements restent observés. La haut-commissaire est aussi inquiète du nombre de décès provoqués par des restes explosifs de guerre. Vingt-neuf victimes civiles ont été identifiées en deux mois.

La Chilienne dénonce des violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire (DIH). En plus de neuf ans, le conflit syrien a fait près de 390'000 victimes, selon l'ONU. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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