Vacances dans un pays dangereux
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Vacances dans un pays dangereux

Des organisations forment et envoient des observateurs pour assister les populations en difficulté.

«J'ai passé deux mois au Chiapas, explique Alicia Giraude, 21 ans. Je devais rester neutre, mais si un incident survenait, je devais aller immédiatement le signaler au Centre des droits humains de San Christobald. L'association Peace Watch Switzerland (PWS), reprend l'étudiante en relations internationales, m'avait bien préparée à la pauvreté et à la situation politique sur place.»

Et la formation est assez rapide. Andréa Rajman, de PWS, le confirme: «En moins d'une semaine, l'observateur peut être formé et envoyé pour une période d'environ trois mois. Puis, à son retour, il rapporte ce qu'il a vu.»

La Colombie, le Guatemala, le Népal, l'Indonésie, la Palestine sont les autres zones en conflit couvertes par ces associations pour la paix que sont Peace Watch Switzerland et Peace Brigades International (PBI). Les deux fonctionnent sur la base du volontariat et n'intervien-nent que sur demande des populations. Des nuances les distinguent.

PBI envoie des volontaires pour des durées allant jusqu'à 18 mois et, contrairement à PWS, fait du lobbying politique. Soutenu par la Suisse, PBI paie des défraiements, ce que ne peut envisager PWS, qui vit de dons. «Ne pas être payée donne plus de liberté», souligne Alicia.

Shahin Ammane

Séance d’information samedi de 13 h 30 à 17 h 30 à la rue des Grottes 6, à Lausanne

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