Grèce - Vague d’indignation après la mort d’une femme poussée à la mer par son ami
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GrèceVague d’indignation après la mort d’une femme poussée à la mer par son ami

La classe politique, médias et ONG grecs étaient lundi en ébullition à la suite d’un féminicide survenu la veille dans les Cyclades, le deuxième en trois mois.

Le meurtre d’une jeune femme de 26 ans, poussée samedi par son compagnon sur une pente rocheuse haute de 30 mètres sur l’île de Folegandros (photo), a suscité un vif émoi lundi en Grèce.

Le meurtre d’une jeune femme de 26 ans, poussée samedi par son compagnon sur une pente rocheuse haute de 30 mètres sur l’île de Folegandros (photo), a suscité un vif émoi lundi en Grèce.

Photo d’illustration/Pixabay

Dirigeants politiques, médias et ONG en Grèce se sont indignés lundi d’un nouveau féminicide, avec le meurtre d’une jeune femme de 26 ans, poussée dans le vide par son compagnon lors d’une dispute pendant leurs vacances sur une île grecque.

La jeune Grecque s’est noyée en mer Égée après avoir été poussée samedi par son ami sur une pente rocheuse de 30 mètres sur l’île cycladique de Folegandros, selon les premières informations de la police.

Son meurtrier présumé, un Grec âgé d’une trentaine d’années, s’était enfui après l’homicide, qui n’a été découvert que dimanche.

Interpellé, le trentenaire a alors avoué l’homicide. Il doit comparaître mardi devant le juge d’instruction sur l’île de Naxos, chef-lieu administratif des Cyclades, selon la même source.

Multiplication des violences faites aux femmes

Ce nouveau féminicide intervient dans un contexte de multiplication des violences faites aux femmes en Grèce ces dernières années, et trois mois après le meurtre d’une jeune Anglaise par son mari grec de 32 ans.

Celui-ci avait mis en scène un cambriolage pour échapper à la police et n’avait été arrêté qu’un mois après le crime. Placé en détention provisoire pour homicide volontaire, il a finalement avoué son crime.

«Nous sommes sidérés et ébranlés par les récents cas de féminicides et de violences basés sur le genre», a écrit sur sa page Facebook Katerina Sakellaropoulou, présidente de la République hellénique.

Outre «l’indignation et le profond deuil» qu’ils suscitent, ces crimes «provoquent de sérieuses inquiétudes sur l’ampleur de tels phénomènes dans notre pays», souligne-t-elle.

«Il y a quelque chose qui ne va pas bien dans notre société»

«Encore un féminicide», a tweeté Alexis Tsipras, chef de l’opposition de gauche et ancien Premier ministre. «Il y a quelque chose qui ne va pas bien dans notre société. Plus nous nous en rendrons compte, plus nous prendrons le soin d’élever nos fils de manière qu’ils respectent et apprécient chaque femme», a-t-il ajouté.

Sur sa page Facebook, le mouvement féministe To Mov dénonce «ce nouveau féminicide», estimant que «le patriarcat tue».

«Féminicides: que se passe-t-il finalement dans la société grecque?» titrait lundi à la Une le quotidien Ta Nea.

De nombreux mouvements de défense des droits de femmes ont réclamé l’introduction du terme «féminicide» dans le droit grec en raison de l’augmentation de ce type de crimes et des violences faites aux femmes ces dernières années.

(AFP)

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