Valentin: le "suspect principal" souffre de "délire de persécution"
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Valentin: le "suspect principal" souffre de "délire de persécution"

D'après sa mère, Stéphane Moitoiret, le "suspect principal" dans l'enquête sur le meurtre de Valentin, souffre de "délire de persécution" depuis la mort de son père en 1986.

Stéphane Moitoiret, "suspect principal" dans l'enquête sur le meurtre de Valentin, souffre de "délire de persécution" depuis la mort de son père en 1986 et sa rencontre avec sa compagne, Noëlla Hégo, a déclaré lundi sa mère, Chantal Potier.

"Cela fait des années qu'avec son amie, il souffre de délire de persécution", a expliqué Chantal Potier: "ils ont dû le prendre (le petit garçon, NDLR) pour quelqu'un qui leur voulait du mal et c'est comme cela que cela a dû se déclencher".

"Pour moi, c'est sûr que c'est un problème de cet ordre, ils ont besoin d'être soignés", affirme Mme Potier, domiciliée à Pont-Sainte-Maxence (Oise). "Je ne sais pas comment c'est venu, c'est un mystère", dit-elle.

"C'est depuis le décès de son père et sa rencontre avec Noëlla qu'il a ce problème-là", a-t-elle poursuivi. Son fils a rencontré Noëlla Hégo dans l'Oise en 1986, "aussitôt après la mort du père de Stéphane".

Selon Chantal Potier, le couple est "fusionnel": "ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre, mais c'est elle qui dirige le couple", affirme-t-elle, en décrivant Noëlla comme une "belle et gentille femme".

"C'était un couple en errance, ils ne donnaient pas souvent de nouvelles, mais nous étions en très bons rapports", explique Mme Potier.

Stéphane Moitoiret, cadet d'une famille de quatre enfants, a trois soeurs avec lesquelles il a gardé de bons contacts, selon sa mère, qui n'a pas eu de nouvelles de lui depuis 2005.

Le couple a été interpellé dimanche après-midi en Ardèche et placé en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Valentin, 11 ans, tué à coups de couteau le 28 juillet à Lagnieu (Ain). Stéphane Moitoiret a été confondu par son ADN, a annoncé le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière.

(afp)

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