MotoGP: Valentino Rossi descend dans l'arène andalouse

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MotoGPValentino Rossi descend dans l'arène andalouse

Premier rendez-vous de la saison sur sol européen, le GP d'Espagne a un goût particulier pour le phénomène italien.

par
Jean-Claude Schertenleib
Jerez de la Frontera
Le pilote italien (à dr.) et son rival espagnol Marc Marquez, jeudi en conférence de presse.

Le pilote italien (à dr.) et son rival espagnol Marc Marquez, jeudi en conférence de presse.

Keystone

Qui est le taureau, qui est le torero? Quel rôle préfère Valentino Rossi? Assurément pas celui de l'animal condamné. Il se sent plus à l'aise, dans son habit de lumière, à taquiner, à exciter l'adversaire; à vouloir le surprendre. À tenter de le provoquer jusqu'à l'erreur qui lui permettra de frapper avec précision. Au bon moment. Sacré bonhomme qui, à 40 ans, est toujours au coeur de toutes les discussions. Au centre des ­préoccupations de ses adversaires, la plupart espagnols.

Rossi dans l'arène de ­Jérez de la Frontera, c'est l'affiche d'un week-end qui sera très chaud. «Il est clair que le but est de se battre le plus longtemps possible pour le championnat du monde», explique l'Italien. Qui s'est quelque peu rapproché de Marc Marquez ces derniers mois, preuve qu'il se sent bien: «L'atmosphère est toujours meilleure quand les résultats sont positifs. Jérez, ce n'est pas seulement la première course européenne, c'est surtout le début de la partie la plus importante de la saison.»

Autre signe qui ne trompe pas: Rossi, qui a toujours adoré se faire attendre, est arrivé le premier au rendez-vous habituel de la conférence de presse qui lance chaque week-end de course. Histoire de mieux marquer son territoire? À ses côtés, celui qui reste l'homme à battre, Marquez, se dit rassuré: l'analyse des données lui a permis de comprendre pourquoi il était tombé à Austin. Rossi s'est immédiatement montré intéressé, mais le Catalan n'a pas lâché le secret. Il fait déjà chaud en Andalousie.

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