Actualisé 15.03.2009 à 18:30

NeuchâtelValérie Garbani quitte sa fonction après de nouvelles frasques

La municipale socialiste neuchâteloise Valérie Garbani quittera ses fonctions à la fin septembre.

Elle a annoncé cette décision dimanche après un nouvel esclandre survenu dans la nuit de vendredi à samedi dans une discothèque de Neuchâtel.

Selon un témoin direct connu de l'ATS, Mme Garbani a été emmenée par trois policiers. Elle protestait avec véhémence, disant n'avoir rien fait. Le commissaire Philippe Schucany a confirmé une intervention en relation avec la politicienne, sans fournir plus de détails.

Se préserver d'elle-même

«Je quitte mes fonctions car jai décidé de préserver ma famille et mes amis, le parti socialiste, mes collègues du Conseil communal, mes collaboratrices et collaborateurs et de me préserver de moi- même», écrit la politicienne dans son communiqué. Elle dit ne pas avoir trouvé l'énergie de se remettre de la pression mise sur sa personne en mars et avril 2008.

«Je ne souhaite pas sombrer en dépression», poursuit Mme Garbani. «La médiatisation sur ma personne, et la surveillance dont je pense faire l'objet, constituent une pression que je ne souhaite plus vivre», conclut la municipale, qui espère qu'un retour dans l'anonymat lui permettra de retrouver son équilibre psychique.

Pleine capacité de travail

La socialiste pense avoir prouvé ces derniers mois qu'elle disposait toujours de sa pleine capacité de travail et de réflexion. Elle évoque les dossiers défendus ces derniers temps, les Jeunes- Rives, la Collégiale, ainsi que la vente de divers bâtiments. Elle affirme également avoir respecté les obligations de sa charge lors des séances du Conseil communal.

Mme Garbani souligne encore avoir tenu l'engagement pris en avril 2008 de se faire suivre régulièrement par le corps médical. Elle démissionne pour le 30 septembre, afin de se «laisser quelque temps pour rebondir professionnellement et pour permettre à son successeur de débuter sa charge en toute quiétude».

Brillamment réélue

Valérie Garbani avait défrayé la chronique l'an dernier à cause de son comportement qui lui a notamment valu une condamnation pour insultes et menaces contre deux agents de police. Elle a écopé de 30 jours-amende à 150 francs avec sursis pendant deux ans, devant s'acquitter de 800 francs, amende et frais compris.

Divers autres faits lui avaient été reprochés, sans qu'ils aient abouti à des condamnations, les plaintes ayant notamment été retirées. Les écarts de conduite de la conseillère communale avaient été rendus publics après des fuites dont s'est rendu coupable un policier municipal. Celui-ci a été identifié et suspendu.

Malgré ces affaires, Valérie Garbani avait été brillamment réélue aux élections communales du 27 avril. Le conseil communal et le PS neuchâtelois lui avaient réitéré leur confiance en juin, faisant toutefois comprendre qu'ils ne toléreraient plus d'écart de conduite. (ats)

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