Actualisé 17.04.2008 à 15:33

Valérie Garbani rattrapée par l'alcool et sa vie privée

Après avoir insulté un policier,
la cheffe de la ville de Neuchâtel s'est absentée du pouvoir pour raisons de santé.

«Imaginez un chef de la police qui insulte un élu, on ne lui pardonnerait pas», commente Jean-Claude Baudoin, président du Parti libéral neuchâtelois. A dix jours des élections communales, la classe politique commente les malheurs de Valérie Garbani.

A 41 ans, l'ancienne conseillère nationale paie les déboires d'une vie grillée par les deux bouts. Hier, l'exécutif du chef-lieu a annoncé que sa présidente serait absente «dès ce jour» et jusqu'à nouvel avis. Le même jour, Le Temps, avait révélé qu'une patrouille de police avait dû aller chercher l'élue dimanche à 3 h du matin chez son ancien compagnon. Elle refusait de quitter les lieux. Son alcoolémie était de 1,94 pour mille.

«Elle s'était réfugiée à cet endroit pour fuir les violences de son actuel petit ami, raconte un proche. Dépassé, l'ex a préféré appeler la police.» Hors d'elle, Valérie Garbani a traité les policiers de «connards». «Je l'avais prévenue que si elle continuait comme ça elle ne s'en sortirait pas», témoigne un autre proche.

«La droite a bon dos, condamne le président du PS local, Mathieu Béguelin. Nous sommes convaincus qu'elle a instrumentalisé l'affaire en rendant public un rapport de police.» Au-delà de l'exploitation politique de l'affaire, il y a une femme qui a choisi de ne rien cacher de ses problèmes privés. «J'ai subi à plusieurs reprises des violences domestiques, confiait-t-elle au Temps.

«Fragile psychiquement, je prend des antidépresseurs.» Ce n'est pas la première affaire du genre qui éclabousse Valérie Garbani. Malgré tout, et sauf si son parti lui demande de se retirer, elle briguera un nouveau mandat le 27 avril.

Nando Luginbuhl

Sarkozy au G8: ivre ou non?

Le président français "n'a pas bu que de l'eau". Le commentaire d'un journaliste belge sur le comportement de Nicolas Sarkozy, avait créé la polémique. La vidéo, extraite d'une conférence de presse lors du G8 à Heiligendamm en juin 2007, n'avait pas été diffusée sur les chaînes françaises.

Pouvoir et alcool: ce n’est pas une première

Récemment jugé, le conseiller aux Etats Filippo Lombardi n’ira pas en prison. Le Tessinois fait partie des personnalités politiques qui, comme Valérie Garbani, ont vu leurs excès liés à l’alcool rendus publics. Après un repas arrosé, Filippo Lombardi avait pris sa voiture et causé un accident. Autre épinglé, le ministre valaisan Thomas Burgener: en novembre 2006, ivre au volant, il était sorti de route. En mai 2006, le conseiller d’Etat Jean Studer – Neuchâtelois comme Valérie Garbani – avait reconnu avoir conduit sous l’emprise de l’alcool.

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