Actualisé 12.06.2012 à 13:29

Législatives françaisesValérie Trierweiler contre Ségolène Royal

Valérie Trierweiler a posté sur Twitter un message d'encouragement au dissident socialiste Olivier Falorni, l'opposant de Ségolène Royal, qui refuse de se retirer du second tour des législatives.

Valérie Trierweiler encourage l'opposant de Ségolène Royal.

Valérie Trierweiler encourage l'opposant de Ségolène Royal.

La première dame française Valérie Trierweiler a apporté mardi son soutien à Olivier Falorni, l'adversaire de Ségolène Royal, l'ex-compagne du président François Hollande. Mme Trierweiler a encouragé sur son compte Twitter le dissident du PS, qui refuse de se retirer du second tour des législatives.

«Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé», écrit-elle sur son compte Twitter. Elle a ensuite confirmé à l'AFP cette déclaration.

Olivier Falorni s'est immédiatement félicité de ce coup de pouce de la première dame de France, qui est aussi un coup de poignard à celle qui est parfois encore présentée comme une rivale.

«C'est un beau message d'amitié, de soutien personnel, ça fait évidemment plaisir dans un contexte où je subis beaucoup de coups, beaucoup d'attaques injustes. Donc, voilà, je me réjouis de ce petit mot, de ce soutien amical», a-t-il déclaré devant la presse sur le port charentais.

No comment royal

Valérie Trierweiler a décidé de continuer à exercer sa profession de journaliste malgré son statut, rejetant les critiques sur d'éventuels conflits d'intérêt.

Ségolène Royal s'est refusée à réagir. A l'Elysée, on considère que «ce n'est pas un sujet pour la présidence de la République». Un ministre a minimisé «l'affaire»: «Une chose est sûre, c'est qu'il n'y a pas d'enjeu pour la gauche». Un autre a évoqué «une affaire privée».

La droite, de son côté, s'amusait de ce mini-psychodrame socialiste. «Le vaudeville entre à l'Elysée (...) Les socialistes ont au moins une vertu, ils nous font beaucoup rire», a déclaré le député du parti UMP Eric Ciotti.

«L'unique candidate»

Son tweet a suscité l'embarras des socialistes, notamment de leur patronne Martine Aubry. «La seule chose qui nous importe, c'est le soutien de François Hollande à Ségolène Royal, il est clair, il est net», a-t-elle déclaré.

Mais Jean-Louis Bianco, député socialiste proche de Mme Royal, a violemment réagi à la prise de position de la première dame. «Nous n'avons pas élu Valérie Trierweiler, nous avons élu François Hollande, donc je demande: 'De quoi se mêle-t-elle?'», s'est-il insurgé sur la chaîne d'information LCI. «Je trouve ça purement et simplement indigne», a-t-il ajouté.

Arrivée en tête avec 32% des voix dans les Charente-Maritime (ouest), Ségolène Royal est menacée au second tour par le socialiste dissident Olivier Falorni, arrivé deuxième avec 28,9% des suffrages et bien placé pour la battre avec le soutien implicite de la droite locale.

Ségolène Royal, l'ex-compagne de François Hollande avec qui elle a eu quatre enfants, avait assuré dans la matinée avoir le soutien du président de la République

«François Hollande a dit très clairement que j'étais l'unique candidate qui pouvait se prévaloir de son soutien et qui pouvait représenter la majorité présidentielle», a dit Ségolène Royal sur BFM-TV et RMC.

Une phrase de soutien de François Hollande figure par ailleurs dans sa profession de foi pour le second tour des élections législatives.

«Sauver le soldat Royal»

L'intervention de Valérie Trierweiler a pratiquement éclipsé la venue à La Rochelle de la première secrétaire du PS Martine Aubry et la ministre du Logement Cécile Duflot pour soutenir Ségolène Royal, ou, selon l'expression d'Olivier Falorni, pour «sauver le soldat Royal».

Arrivées en milieu de matinée par le TGV, Martine Aubry et Cécile Duflot ont été accueillies sur le quai de la gare par Ségolène Royal et le maire de La Rochelle, Maxime Bono, député sortant qui ne se représente pas.

Les deux femmes ont accompagné la candidate socialiste jusqu'à la préfecture, où elle a déposé sa candidature dans la première circonscription de Charente-Maritime, une formalité accomplie la veille par Olivier Falorni. (ats)

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