26.06.2019 à 06:07

FootballVAR: la Suisse pas prête à en abuser

Les penalties à retirer lors de la Coupe du monde dames sont sous la loupe et provoquent des ajustements.

de
Jérémy Santallo
L'assistance vidéo à l'arbitrage (ici à la Copa América) sera introduite en Super League cet été.

L'assistance vidéo à l'arbitrage (ici à la Copa América) sera introduite en Super League cet été.

AFP

Cela risque d'être l'événement de la rentrée en Super League. En juillet, le système d'assis­tance vidéo à l'arbitrage (VAR) va débarquer en Suisse. Juste après un Mondial dames émaillé par plusieurs utilisations controversées du dispositif. Lors de France-Nigeria et Argentine-Écosse, deux penalties ont ainsi été donnés à retirer car les gardiennes n'ont laissé aucun pied (parfois de très peu) sur leur ligne de but au moment du tir adverse. Un point de règlement pourtant entré en vigueur le 1er juin.

Cette surexploitation du VAR a connu un rebond en Angleterre, la semaine dernière. «The Times» a révélé que les arbitres de Premier League avaient décidé de ne pas s'en servir pour vérifier la position du gardien sur penalty la saison prochaine. Les directeurs de jeu seront donc seuls juges à l'heure du choix.

Chez nous, l'Association suisse de football (ASF) n'ira pas jusqu'à boycotter la vidéo sur ce type de situation. «Le VAR interviendra si les images ne souffrent d'aucune discussion, précise Christophe Girard, nouveau responsable de la commission des arbitres à l'ASF. Si on prend l'exemple des pieds de gardiens, on parle d'au moins 30 centimètres par rapport à la ligne.»

Évoqué lors d'une séance au siège de l'ASF lundi à Muri (BE), l'emploi de la vidéo ne doit pas faire oublier un élément capital: «L'essence de l'utilisation du VAR, pour nous, c'est que l'arbitre doit toujours avoir le dernier mot. La machine ne doit pas se substituer à lui. En cela, il reste le principal décideur.»

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