Finances 2011: Vaud a investi quelque 2,2 milliards

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Finances 2011Vaud a investi quelque 2,2 milliards

Le chef du Département vaudois des finances Pascal Broulis a fait le point vendredi sur les investissements du canton.

Pascal Broulis a cité quelques projets figurant au rang des grands travaux de demain, notamment les réalisations liées aux chemins de fer, ou aux hôpitaux.

Pascal Broulis a cité quelques projets figurant au rang des grands travaux de demain, notamment les réalisations liées aux chemins de fer, ou aux hôpitaux.

Les investissements du canton de Vaud ont été passés sous crible vendredi, à travers un rapport du chef du Département des finances Pascal Broulis. Quelque 2,2 milliards de francs sont engagés sur 2011 et 2012. Les dépenses projetées jusqu'en 2020 ont été mises à jour, passant de 12,7 milliards à 14 milliards d'investissement bruts.

En septembre 2010, l'Etat a présenté une cartographie des investissements prévus dans le canton de 2011 à 2020 chiffrée à 12,7 milliards. Cette analyse prospective prenait en compte le montant global des projets, y compris les cofinancements fédéraux, intercantonaux, communaux ou privés, ainsi que les prêts et garanties octroyés par l'Etat, a rappelé le conseiller d'Etat vendredi devant la presse à Lausanne.

Augmentation substantielle

L'inventaire des réalisations et la mise à jour des projections sur la même période aboutissent aujourd'hui à un coût global de 14,02 milliards. Cela représente 1,32 milliard de plus que projeté il y a deux ans, a souligné le grand argentier.

Ce montant sera réparti équitablement sur les quatre régions du canton. Le Centre se voit allouer 8,2 milliards, le Nord Vaudois et la Broye 1,6 milliard, l'Est 2,2 et l'Ouest 2 milliards.

Pascal Broulis a cité quelques projets figurant au rang des grands travaux de demain: les réalisations liées aux chemins de fer (1,38 milliards), aux hôpitaux (756 millions) ainsi que des logements pour étudiants (166 millions), l'assainissement énergétique (150 millions), de tramway ouest (636 millions) ou encore le pôle muséal (275 millions).

Adoptés ou en cours

L'objectif est toutefois d'insister sur les investissements en cours actuellement: les projets à l'étude, adoptés par les autorités ou en phase de réalisation sur les années 2011 et 2012.

L'inventaire des 71 objets d'investissement décrétés par le Conseil d'Etat et le Grand Conseil durant ces deux ans totalise un montant brut de 1,52 milliard. Le grand argentier a cité en exemple le gymnase de Nyon (44 millions), des nouveaux EMS (90 millions), l'hôpital Riviera Chablais (294 millions), les routes (114 millions), le nouveau Parlement (18 millions) et la CGN (25 millions).

L'analyse des objets achevés ou en cours de réalisation en 2011 et 2012 fait apparaître des dépenses brutes à hauteur de 644 millions. La construction de Géopolis (86 millions), les améliorations foncières (35 millions), l'appui au développement économique (78 millions) ou les projets informatiques (51 millions) comptent parmi les réalisations actuelles du canton.

Etat promoteur

L'Etat promoteur, ou facilitateur lorsqu'il accorde prêts et garanties, se fait également anticipateur, a insisté le conseiller d'Etat. Il a financé pas moins de 30 études prospectives en 2011 et 2012 pour un coût total de 32 millions. Les crédits engagés engendreront à moyen terme des investissements de l'ordre de 600 millions.

Au final, l'engagement global de l'Etat dans ses investissements (décrets, tranches de crédit, études) avoisine 2,19 milliards. Sa part nette atteint 1,71 milliard, soit 78% de l'ensemble des moyens engagés.

Investissements déplafonnés

La montée des investissements que connaît actuellement le canton impliquera de nouveaux déplafonnements dans les années à venir. Le plafond devrait passer à 350 millions nets, contre 300 aujourd'hui.

Le niveau encore décroissant de la dette (1,41 mrd) devrait permettre à l'Etat de financer ses investissements futurs. Pour anticiper ce financement, le Conseil d'Etat a contracté le 7 juin un emprunt de 275 millions sur dix ans au «taux extrêmement bas» de 1%, a souligné Pascal Broulis.

(ats)

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