Financement du rail: Vaud et Genève rencontrent leurs élus à Berne
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Financement du railVaud et Genève rencontrent leurs élus à Berne

Les gouvernements in corpore des deux cantons se sont entretenus mardi avec leurs représentants parlementaires pour aborder la question épineuse du développement du rail dans l'arc lémanique.

Les Conseils d'Etat genevois et vaudois dans leur ensemble ont rencontré mardi à Berne leurs élus fédéraux. L'avenir de la route et du rail dans l'arc lémanique a été au coeur des discussions, alors que le sujet sera débattu cette année au Parlement.

Les conseillers d'Etat et les parlementaires fédéraux ont discuté du financement de l'infrastructure ferroviaire, du trafic d'agglomération, des goulets d'étranglement et de l'extension du réseau des routes nationales, précisent les deux cantons de l'arc lémanique dans un communiqué commun.

L'enjeu est de taille pour la Métropole lémanique. Afin de rattraper leur retard structurel, les cantons de Genève et Vaud réclament que le projet de financement et aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF) soit augmenté à 6 milliards de francs pour l'horizon 2015. Actuellement, il prévoit un financement de 3,5 milliards.

Equilibre à rétablir

Cette augmentation financière du FAIF permettrait d'y inclure l'extension de la gare de Genève et l'adaptation de la ligne entre Berne et Lausanne, selon le communiqué. La variante à 6 milliards vise à «anticiper les besoins d'un futur proche» et «permettrait de rétablir un équilibre régional» entre la suisse occidentale (GE, VD, JU, FR, VS, NE, BE) et les autres régions, expliquent les deux cantons.

Ils rappellent que la modernisation des infrastructures ferroviaires sera bénéfique pour toute la Suisse. Elle permettra par exemple l'engagement de trains à deux étages longs de 400 mètres sur tout l'axe est-ouest.

Financement

Pour financer la variante la plus chère, ils entendent soutenir la proposition de l'Union des transports publics qui demande que la Confédération renonce à prélever des intérêts sur les avances consenties.

Confrontées à un boom démographique, les structures ferroviaires et routières de l'arc lémanique sont menacées d'engorgement. La gare de Cornavin atteindra son niveau de saturation en 2017 avec la mise en service du CEVA, le RER franco-valdo-genevois, selon le gouvernement genevois.

Le FAIF fait figure de contre-projet à l'initiative de l'Association transports et environnement (ATE) qui veut affecter les recettes de l'impôts sur les huiles minérales à parts égales à la route et au rail. Il sera probablement soumis à votation en 2014. (ats)

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