Actualisé 24.10.2014 à 14:14

Soins infirmiers

Vaud introduit un bachelor en cours d'emploi

Le bachelor en soins infirmiers en cours d'emploi, proposé par le canton de Vaud, est surtout destiné à des assistants en soins et santé titulaires d'une matu professionnelle santé-social.

Les conseillers d'Etat Pierre-Yves Maillard et Anne-Catherine Lyon ont présenté vendredi une nouvelle formation à la presse: le bachelor HES-SO en soins infirmiers en cours d'emploi proposé par le canton de Vaud dès la rentrée 2015. Avec ce projet, le canton poursuit plusieurs buts: offrir de nouvelles perspectives à ces personnes actives dans les soins et augmenter le nombre de diplômés suisses en soins infirmiers, favorisant le recours à la main d'oeuvre indigène.

L'offre est surtout destinée à des assistants en soins et santé communautaire titulaires d'une maturité professionnelle santé-social, ainsi qu'à des bénéficiaires d'anciens titres comme les infirmières assistantes ou de niveau I.

Le programme n'exclut par ailleurs pas les personnes qui n'ont pas de maturité professionnelle santé-social. Leur admission sur dossier sera possible si elles ont plus de 25 ans et un semestre de préparation leur sera proposé.

Dans les détails

Concrètement, la nouvelle formation s'étendra sur quatre ans. En principe, l'étudiant travaillera à 50% dans une institution socio-sanitaire vaudoise et sera présent à 50% à la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV). Il devra encore effectuer des stages à temps plein dans divers domaines de pratique des infirmiers durant 22 semaines.

La question du salaire a par ailleurs été évoquée. «Lorsque l'on a gagné sa vie, que l'on a peut-être une famille, il n'est pas facile de revenir en arrière», a ainsi expliqué le ministre en charge de la santé et de l'action sociale Pierre-Yves Maillard.

Contribution étatique

Le système mis en place tient compte de cette donne par le biais d'un soutien étatique. Exemple: une assistante en soins et santé communautaire qui suit la formation en emploi et qui auparavant travaillait à 100% touchera 80% de son salaire. 50% proviendront de son employeur et 30% de l'Etat.

Directrice de la HESAV, Mireille Clerc est claire. «Ces cursus sont extrêmement exigeants, car il faut combiner vie professionnelle, vie privée et formation». Et d'insister: ce ne sont pas des bachelors au rabais. «A l'issue de leur formation, ces personnes auront le même diplôme que celles qui effectuent le cursus à temps plein».

Phase-pilote

Le projet global sera évalué après une première phase-pilote prévue sur cinq ans. Le semestre de préparation ne sera offert que durant cette période. Quant à l'incitatif économique, il n'est pour l'heure garanti que pendant neuf ans. Selon Mireille Clerc, les cantons de Fribourg et du Valais ont également une offre de formation de ce type en emploi. (ats)

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