Vaud réfléchit pendant que Genève muselle ses chiens
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Vaud réfléchit pendant que Genève muselle ses chiens

Le canton de Genève a imposé avant-hier la muselière à tous les chiens dans ses parcs. Le canton de Vaud ne suit pas.

«C'est vraiment n'importe quoi», estime le vétérinaire cantonal, Jacques-Henri Penseyres. «Cette mesure est utile dans certains cas. Sa généralisation peut être contre-productive.» Les propos ont été confirmés hier par l'Office fédéral vétérinaire.

Cette position sera débatue prochainement au Parlement vaudois. Un projet de loi sur les chiens y sera présenté. «Il ne prévoit pas de muselière. Il y a une partie prévention et éducation. La répression est prévue dans les cas déclarés d'agressivité», explique Jacques-Henri Penseyres qui a toujours été contre la liste d'interdiction de certains chiens. Autant dire qu'il ne contente pas tous les principaux partis politiques vaudois. Même s'ils n'ont pas encore pris position sur le projet de loi, de grandes tendances se dégagent déjà.

Les socialistes semblent les plus sèvères. «Il y a une volonté assez forte de se donner les moyens d'agir sur les chiens considérés comme dangereux (par exemple la muselière, la liste, etc.)», explique Cesla Amarelle, vice-présidente du PS. Autre avis, celui du député libéral Jean-Marie Surer. Il pense que «la muselière genevoise est une mesure d'urgence prise dans un contexte dramatique. Il ne faut pas interdire, mais éduquer les chiens et leurs propriétaire.» Même son de cloche chez les radicaux. Les Verts, le Pop et l'UDC se donnent du temps pour réfléchir.

Dominique Botti

(dbo)

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