Coronavirus: Vaud se dit prêt à vacciner dès le 11 janvier 2021
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CoronavirusVaud se dit prêt à vacciner dès le 11 janvier 2021

Le dispositif qui sera déployé aura pour objectif de protéger en premier lieu les personnes les plus vulnérables, notamment de plus de 75 ans. La vaccination ne sera pas obligatoire.

La conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz a annoncé que les vaccinations pourront commencer dès le 11 janvier si les premiers vaccins sont délivrés d’ici là par la Confédération.

La conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz a annoncé que les vaccinations pourront commencer dès le 11 janvier si les premiers vaccins sont délivrés d’ici là par la Confédération.

Keystone/LAURENT GILLIERON

Le canton de Vaud se dit prêt à vacciner sa population dès le 11 janvier. Il n’attend plus que les livraisons de la Confédération pour lancer une campagne de vaccination inédite, qui se tournera d’abord vers les EMS.

«Tout pourrait désormais aller très vite», a relevé vendredi la conseillère d’Etat Rebecca Ruiz, en présentant devant la presse le dispositif cantonal de vaccination. La ministre de la Santé a rappelé que trois vaccins étaient actuellement examinés par Swissmedic. Et qu’en cas d’homologation, ils seront ensuite livrés aux cantons.

Parmi les premiers cantons à dévoiler sa stratégie, après notamment Berne lundi dernier, Vaud se tient prêt à passer à l’action dès le 11 janvier. Il le fera d’abord dans les EMS par le biais d’équipes mobiles, composées d’astreints à la protection civile (PCi).

Six à huit équipes, soit environ 60 à 70 personnes, seront engagées pour assurer les vaccinations dans les plus de 200 EMS et autres institutions du canton. «Déjà fortement impliquée depuis le début de la crise, la PCi sera plus mobilisée que jamais», a indiqué Béatrice Métraux, la conseillère d’Etat en charge de la sécurité. Elle a ajouté que l’armée pourrait aussi être appelée en renfort.

La vaccination sera ensuite possible, dès le 18 janvier, dans un centre de vaccination au CHUV à Lausanne. De tels centres seront ouverts dès février dans les autres régions du canton, principalement dans des hôpitaux. Les cabinets médicaux et les pharmacies seront intégrés dans un second temps, en raison notamment du mode de conservation particulier, soit à de très basses températures, de certains vaccins.

Convaincre au lieu de contraindre

Suivant les directives de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), Mme Ruiz a indiqué que les personnes vulnérables seront vaccinées en priorité, tout comme leurs contacts étroits ainsi que le personnel de santé. Elle a toutefois noté qu’il n’y aurait aucune obligation, y compris pour les soignants. «Nous avons fait le choix de ne pas contraindre, mais de miser sur la conviction», a-t-elle dit.

La ministre socialiste a expliqué que les autorités allaient «beaucoup communiquer» ces prochaines semaines pour inciter les gens à se faire vacciner. Elle a aussi rappelé que la vaccination sera entièrement gratuite pour la population.

«Bout du tunnel»

Mais selon lui, ces effets secondaires à long terme sont rares avec les vaccins. Il a estimé qu’il fallait davantage s’attendre aux réactions habituelles après un vaccin, comme des rougeurs, de la fatigue ou une légère fièvre. Il a aussi remarqué que les premières campagnes de vaccinations dans les autres pays, comme au Royaume-Uni, «se passent globalement bien.»

En guise de conclusion, Rebecca Ruiz a estimé que «le bout du tunnel était à notre portée» avec l’arrivée des vaccins. Elle a toutefois appelé «à la plus grande prudence» pour les semaines à venir, et particulièrement durant les Fêtes avec le mélange intergénérationnel. Elle a mis en garde contre un nouveau rebond de la pandémie, qui mettrait le système de santé dans une situation «intenable».

(ATS/NXP)

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