Prévention: Vélo ou musique, il faut choisir
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PréventionVélo ou musique, il faut choisir

Ce n'est pas une bonne idée que de porter des oreillettes et d'écouter de la musique lorsqu'on circule à vélo.

La musique, au niveau sonore des quelque 80 décibels qui sont habituels, masque en partie les bruits de la circulation, notamment celui des véhicules arrivant par derrière. La non-perception de ces bruits, selon les accousticiens de la Caisse fédérale d'assurance en cas d'accidents (SUVA), réduit fortement, jusqu'à une fraction seulement de seconde, le temps de réaction disponible.

Selon les observations, environ un jeune sur cinq écoute de la musique avec un casque en marchant ou en roulant à vélo. Il y a danger lorsque la musique couvre le bruit de trafic.

Selon la SUVA, un cycliste sans écouteurs roulant à une vingtaine de km/h perçoit un véhicule approchant par derrière à 50 km/h lorsque ce dernier se trouve à une quinzaine de mètres. Cela lui laisse, si nécessaire, près de deux seconde pour réagir. Si le cycliste écoute de la musique à 80 dB, le temps de réaction disponible est d'une petite fraction de seconde. Pratiquement, le véhicule est juste derrière lui: trop tard pour tourner la tête, serrer un peu à droite, regarder dans son rétroviseur (s'il en a un) ou simplement faire un peu plus attention. Selon la Suva, porter des écouteurs dans le trafic peut avoir de graves conséquence.

«Le conducteur du véhicule doit se concentrer sur la route et la circulation», selon l'art. 31, al. 1 de la loi sur la circulation routière: «Il doit s'abstenir de toute activité susceptible de perturber la maîtrise du véhicule. Il doit également veiller à ce que son attention ne soit pas distraite par des lecteurs de son ou d'autres systèmes d'information et de communication». Par conséquent, lorsqu'un cycliste muni d'écouteurs est impliqué dans un accident, il est considéré comme étant coresponsable. (ap)

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