Actualisé 01.07.2020 à 01:03

Élections

Venezuela: les législatives se tiendront en décembre

Alors que le Parlement est encore contrôlé par l’opposition au Venezuela, Caracas a annoncé des législatives pour décembre. Les principaux partis d’opposition vont boycotter le scrutin.

Indira Alfonzo, présidente du Conseil national électoral du Venezuela.

Indira Alfonzo, présidente du Conseil national électoral du Venezuela.

AFP

Les élections pour renouveler le parlement du Venezuela, seule institution du pays contrôlée par l’opposition, auront lieu en décembre prochain, a annoncé mardi le Conseil national électoral (CNE).

La présidente du CNE, Indira Alfonzo, a annoncé la prochaine tenue de ces législatives à la télévision d’État vénézuélienne en décembre sans en préciser la date exacte. Elle a indiqué que «des normes spéciales» nouvellement adoptées régiraient cette consultation et que le nombre des sièges de l’Assemblée nationale, la chambre unicamérale du Venezuela, passerait de 167 à 277.

Les principaux partis d’opposition vont boycotter le scrutin, qu’ils ont qualifié de «farce», en réaction à la nomination en juin par le Tribunal suprême de justice (TSJ) de nouveaux membres à la tête du Conseil national électoral, chargé de superviser les élections.

Scrutin sans «conditions minimales de transparence»

Accusé par l’opposition d’être partial au bénéfice du pouvoir chaviste, le TSJ avait nommé à la tête du CNE Indira Alfonzo, une magistrate sanctionnée par le Canada. Ce faisant, il s’était arrogé une prérogative de l’Assemblée nationale.

Le dirigeant de l’opposition Juan Guaido, brandissant sa qualité de président de l’Assemblée nationale, s’était proclamé le 23 janvier 2019 président par intérim du Venezuela. Il est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis. Depuis 2016, le TSJ ne reconnaît pas les décisions prises par le Parlement.

Quelque 86 partis prendront part au scrutin malgré le boycott de l’opposition, a déclaré Indira Alfonzo. La plupart de ces partis sont des formations peu importantes. Le Parlement a accusé le gouvernement du socialiste Nicolás Maduro d’organiser des élections sans «conditions minimales de transparence». Avec le retrait des principaux partis d’opposition, le pouvoir a le champ libre pour récupérer la majorité au Parlement, perdue en décembre 2015 quand l’opposition avait remporté 112 des 167 sièges.

(AFP/NXP)

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