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myfrenchfilmfestivalVent de jeunesse et de liberté sur vos écrans

Dès vendredi 15 janvier 2021, MyFrenchFilmFestival offre une programmation riche en humour, en tendresse et en émotions.

par
Marine Guillain

Pour une fois, pas de boule­versement dû à la pandémie: MyFrenchFilmFestival se déployait naturellement en ligne bien avant l’ère Covid. Cette 11e édition fait la part belle à la jeunesse et à l’affranchissement des codes. Les sections «Forever Young» et «Crazy Loving Families», notamment, recèlent des pépites. Tour d’horizon.

Inédits L’occasion est parfaite pour voir des longs métrages qui ne sont pas sortis chez nous. «Kuessipan» (programmé au FIFDH, qui fut annulé) raconte une tendre histoire d’amitié entre deux adolescentes innues au Québec, tandis que «Felicità» (programmé au GIFF, annulé aussi), mené par Pio Marmai, suit le road-­movie déjanté d’une famille à la veille de la rentrée scolaire. Tout aussi déjanté, il faut encore voir «Énorme», comédie étonnante dans laquelle Jonathan Cohen et Marina Foïs font des étincelles.

Courts Une vingtaine de courts métrages sont aussi ­dispos durant un mois, et cela gratuitement. Dans «Beauty Boys», un garçon de 17 ans et ses copains se maquillent et s’habillent en femmes, faisant fi du regard d’autrui. Mais personne ne s’habille dans «Famille nucléaire», où Jules, 18 ans, passe les vacan­ces dans un camping naturiste…

«Famille nucléaire»

«Famille nucléaire»

DR
«Beauty Boys»

«Beauty Boys»

DR

Coups de coeur

■ Atmosphère «kechichienne» Hafsia Herzi (33 ans) réalise et tient le premier rôle de l’excellent «Tu mérites un amour»: celui de Lila, qui doit se remettre d’une histoire d’amour compliquée, passionnelle et destructive. Abandonnée par son mec qui est parti se ressourcer en Bolivie, Lila erre au gré de nouvelles rencontres. Le pitch ne révolutionne rien, mais le traitement est superbe. Entre le photographe timide, le cuisinier attentionné, le flambeur et le couple de libertins, la galerie de personnages est variée, et le jeu des interprètes plein de justesse. L’univers a quelque chose de «kechichien»: pas étonnant, puisque Hafsia Herzi a justement été dirigée par Abdellatif Kechiche dans «La graine et le mulet» (pour lequel elle a reçu le César du meilleur espoir féminin en 2008), puis dans «Mektoub my Love».

Un «Boyhood» à la française Vous vous souvenez du très apprécié «Boyhood»? Entre 2002 et 2014, l’Américain Richard Linklater avait filmé les mêmes acteurs afin de réaliser un film unique sur la famille et le temps qui passe. Eh bien Sébastien Lifshitz (César du meilleur doc en 2013 avec «Les invisibles») a choisi une démarche quelque peu similaire, mais avec un regard purement documentaire. Il s’est intéressé aux vies d’Anaïs et Emma pendant cinq ans (à hauteur d’un jour par mois), entre leurs 13 et 18 ans. Ces deux copines d’école suivent chacune leur propre trajectoire jusqu’à l’âge adulte. Le cinéaste les regarde grandir, filmant magnifiquement le quotidien, les petits riens et les étapes plus cruciales. Le résultat, empli de vérité et de sincérité, va droit au coeur.

Découvrez encore, en cliquant sur les noms des films, notre avis sur «Camille», «Vif-Argent», «Just Kids», «Filles de joie» et «Madame», tous à l’affiche de cette 11e édition.

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