Ecole vaudoise: Vers l'intégration des enfants handicapés
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Ecole vaudoiseVers l'intégration des enfants handicapés

Le canton de Vaud cherche une voie pour mieux intégrer les enfants en situation de handicap dans l'école obligatoire.

Vaud ne veut plus être le canton qui exclut le plus d'élèves de l'école obligatoire pour les placer en institutions spécialisées. Sur les 83'000 élèves de la scolarité obligatoire, environ 2000 sont accueillis à plein temps en institution et entre 500 et 600 sont actuellement intégrés dans l'école régulière.

La procédure de consultation, lancée il y a un an, a montré une «adhésion globale» aux principaux concepts de l'avant-projet de loi sur la pédagogie spécialisée (LPS). «Il y a une volonté claire que l'intégration des élèves en situation de handicap soit poursuivie», a relevé jeudi la conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon.

Accès direct

Les partenaires ont salué l'accès facilité aux prestations d'aide: «le fait que les directeurs d'école pourront faire des demandes directes est bien ressenti», a expliqué la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC).

Mais de nombreux points restent à éclaircir, comme la définition des élèves en situation de handicap, la place des psychologues et des logopédistes dans le nouveau système ainsi que le cahier des charges des enseignants. Le DFJC vise une mise en oeuvre de la nouvelle loi en août 2013, en même temps que la Loi sur l'enseignement obligatoire (LEO) votée en septembre dernier.

Ecoles privées

Le volet financier suscite aussi des interrogations. Est-ce que ces prestations publiques - qui représentent une manne d'environ 225 millions de francs par an - s'adresseront aux élèves des écoles privées. L'avant-projet l'excluait. C'est désormais au Conseil d'Etat et au Grand Conseil de trancher cette question politique.

Le principal syndicat de l'école obligatoire, la Société pédagogique vaudoise (SPV), a réagi avec vigueur à cet avant-projet de loi. Il réclame un «moratoire» sur ce dossier, tant que le cahier des charges des enseignants de l'école obligatoire n'est pas négocié. Ils estiment que des moyens supplémentaires doivent être débloqués.

Rassurer

Anne-Catherine Lyon a tenté de rassurer les enseignants. Elle a rappelé qu'elle avait accédé à leur demande d'abaisser le nombre d'écoliers dans les classes où il y a un élève en intégration. Elle souligne aussi que souvent les élèves qui posent le plus de difficultés aux enseignants ne sont pas ceux dits «en situation de handicap». (ats)

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