Fribourg: Vers la fin des chômeurs actifs dans le non lucratif
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FribourgVers la fin des chômeurs actifs dans le non lucratif

Le Canton veut arrêter un programme d'emplois auprès des associations à but non lucratif et renforcer la lutte contre le travail au noir.

par
xfz
Si la loi est acceptée, les conseillers des Offices régionaux de placement (ORP) ne pourront plus proposer aux demandeurs d'emploi de travailler pour des associations

Si la loi est acceptée, les conseillers des Offices régionaux de placement (ORP) ne pourront plus proposer aux demandeurs d'emploi de travailler pour des associations

Keystone/photo prétexte

Le Conseil d'État fribourgeois a adopté et transmis au Grand Conseil une révision de la loi sur l'emploi et le marché du travail. Cette dernière comprend deux points principaux. D'un côté, dans l'optique d'assainir le fonds cantonal de l'emploi, l'Exécutif veut supprimer les programmes permettant aux chômeurs en fin de droit, ou sans droit, de travailler auprès des associations à but non lucratif.

«Contrairement aux programmes d'emplois en entreprise, ceux auprès des associations ne comprennent pas de cotisations. Donc, s'il est vrai que cela permettait aux chômeurs d'inscrire une ligne supplémentaire à leur curriculum, ils ne pouvaient en revanche pas prétendre à des nouvelles indemnités de l'assurance-chômage», explique Charles de Reyff, chef du Service public de l'emploi (SPE). Cela dit, grâce à ces programmes, les associations pouvaient bénéficier, gratuitement, de personnel souvent qualifié. Et, pour les chômeurs, c'était l'occasion de rester actifs.

«Des gendarmes sans arme ni uniforme»

D'un autre côté, pour renforcer la lutte contre le travail au noir, le personnel de contrôle du SPE pourrait se voir doter de compétences judiciaires. «Pour faire simple, cela veut dire qu'ils deviendront des gendarmes sans arme ni uniforme. Ils seront assermentés et leurs rapports auront plus de poids auprès du Ministère public. D'ailleurs, ils pourront aussi procéder à des auditions», commente Charles de Reyff. En outre, la révision de la loi prévoit un renforcement des sanctions.

Si le texte est accepté tel quel, voire avec de légères modifications, en septembre par les députés, l'entrée en vigueur de son contenu interviendra dès le 1er janvier prochain. A noter que l'avant-projet était en consultation du 30 novembre 2018 au 15 février 2019 et que «globalement les participants ont salué les propositions», même si la suppression des programmes d'emploi, qui concernent quelques dizaines de personnes par an, «a suscité des réticences», peut-on lire dans un communiqué.

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