Berne: Vers un «droit» à recharger son véhicule à domicile?
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BerneVers un «droit» à recharger son véhicule à domicile?

Des locataires doivent souvent renoncer à l’achat d’un véhicule vert faute d’installations. La branche appelle à l’aide.

par
jbm
L’équipement coûte 8000 à 10’000 francs pour dix prises. 

L’équipement coûte 8000 à 10’000 francs pour dix prises. 

Istock

Commander un véhicule 100% électrique est le rêve de nombreux Suisses. Mais il peut se transformer en casse-tête si l’acquéreur se retrouve sans prise pour le recharger à son travail et à son domicile. Un lecteur de la «NZZ am Sonntag» a ainsi raconté s’être vu refuser l’installation d’une prise par le propriétaire de son immeuble. Il devra utiliser des bornes en libre-service. Outre les locataires, des propriétaires peuvent se retrouver dans la même situation si les autres titulaires de la PPE ne voient pas l’avantage d’installer des prises.

La prise… un frein

Selon une enquête de l’Office fédéral de l’énergie, ce type de situation est le principal frein à l’adoption de la voiture électrique. «La mise en place d’une infrastructure de recharge privée dans les bâtiments est le plus grand défi de l’électromobilité aujour­d’hui», confirme Luc Tschumper, de l’association Swiss eMobility. Il rappelle que 75% des Suisses vivent en location ou dans des logements en PPE. Pour un immeuble neuf, planifier un raccordement électrique est facile, même si des recommandations devraient figurer dans les règlements cantonaux et communaux des constructions.

Changer les règlements

Dans un bâtiment ancien, c’est une autre affaire. Des associations de promotion de la voiture électrique et des poli­ticiens prônent l’adoption du «droit à la prise» comme c’est le cas en Allemagne, où les ­habitants de tout logement peuvent exiger l’installation d’un raccordement.

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